Joseph Justin

Résumé

Joseph Justin Le Péril dominicain (1895)

La politique tortueuse, la politique de sensiblerie, de sentimentalité de nos hommes d'Etat, ont créé à notre pays un péril permanent. Ce péril, c'est l'existence des deux Républiques soeurs, vivant côte à côte et se regardant comme deux chiens de faïence. Aujourd'hui, il n'y a pas de doute à avoir. La République Dominicaine est une épée de Damoclès, suspendue sur la tête des Haïtiens. Oui, c'est une lourde épée qui peut, d'un moment à l'autre, nous briser le crâne, si nous n'y prenons garde. A quoi bon s'endormir dans une fausse sécurité.
Source : Gallica

Joseph Justin Le Péril dominicain (1895)

Voilà le lendemain de la réunion des deux parties de l'île d'Haïti la politique de Jean-Pierre Boyer. Etait-ce une politique sage, modérée, une politique de concorde et de conciliation ?
Etait-ce une politique de pacification, de sainemorale, de bonne justice? Non. Cette politique faisait naître forcément, des haines, des rivalités, des préjugés, des erreurs, des contestations, des procès. Elle faisait naître des ennemis irréconciliables. C'était une politique de spoliation, une politique inique.
Source : Gallica

Joseph Justin Le Péril dominicain (1895)

Car l'Espagne, en reconnaissant la République Dominicaine, n'avait pas songé un instant à contester au gouvernement haïtien la propriété du territoire occupé. Cétait donc qu'elle reconnaissait implicitement et en droit et en fait sa souveraineté sur la frontière de ce territoire. Comme dit Bluntschli, « il n'y a vraie occupation que lorsqu'elle est réelle et durable. »
Source : Gallica

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