Résumé

Portrait de Henri de Vatimesnil Henri de Vatimesnil Commentaire de la loi du 22 janvier 1851 sur l'assistance judiciaire (1864)

L'assisté judiciaire est un homme redoutable. Usant largement, abusant même le plus souvent des prérogatives que la loi lui accorde; revêtu d'une armure qui ne lui coûte rien, n'ayant rien à perdre et tout à gagner, il n'aborde pas avec l'humilité et la déférence des plaideurs vulgaires les sages conseillers que la loi lui donne. S'ils ne mènent pas son affaire avec la promptitude impatiente qui le tourmente, il va dénoncer leur lenteur et accuser leur mauvais vouloir tant aux bureaux de l'assistance qu'à ceux du parquet. Quant à son adversaire, on peut l'appeler sa victime.
Source : Gallica

Portrait de Henri de Vatimesnil Henri de Vatimesnil Commentaire de la loi du 22 janvier 1851 sur l'assistance judiciaire (1864)

Si la loi abaisse les barrières qui s'opposent à ce que l'indigent fasse rectifier les actes qui constatent son état civil, et à ce qu'il porte devant la Cour de cassation, son recours contre un jugement correctionnel, pourquoi lui refuse-t-elle un secours analogue lorsqu'il s'agit pour lui de recouvrer une créance ou la possession d'un immeuble qui est le pain de sa famille? On voit donc que ce qui reste à faire en matière d'assistance judiciaire consiste surtout à généraliser en faveur des indigents l'affranchissement des droits d'enregistrement, de timbre et de greffe
Source : Gallica

Portrait de Henri de Vatimesnil Henri de Vatimesnil Commentaire de la loi du 22 janvier 1851 sur l'assistance judiciaire (1864)

Du moins le tribunal réduira la demande à sa juste valeur.
L'assisté judiciaire manque souvent aussi de prévoyance et de discernement : les trois quarts du temps il actionne des personnes d'une insolvabilité notoire ; il obtient gain de cause et n'est pas plus avancé.
Les bureaux d'assistance chargés par la loi de décider de l'admission pèsent dans leur sagesse toutes les considérations qui militent pour ou contre la demande : ils doivent se montrer sévères et difficiles toutes les fois que la passion, l'exagération, l'imprévoyance ou Timpéritie égarent ou aveuglent celui qui la fait.
Source : Gallica

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