Henri de Vatimesnil,
Commentaire de la loi du 22 janvier 1851 sur l'assistance judiciaire
(1864)
“ L'assisté judiciaire est un homme redoutable. Usant largement, abusant même le plus souvent des prérogatives que la loi lui accorde; revêtu d'une armure qui ne lui coûte rien, n'ayant rien à perdre et tout à gagner, il n'aborde pas avec l'humilité et la déférence des plaideurs vulgaires les sages conseillers que la loi lui donne. S'ils ne mènent pas son affaire avec la promptitude impatiente qui le tourmente, il va dénoncer leur lenteur et accuser leur mauvais vouloir tant aux bureaux de l'assistance qu'à ceux du parquet. Quant à son adversaire, on peut l'appeler sa victime. ”
