Résumé

Clarisse Bader L'Hôtel de Melle de Condé. Vieilles traditions et récents souvenirs… (1882)

Mais au-dessus de tout, plane la sécurité d'une affection partagée. La princesse est plus heureuse encore du bonheur qu'elle donne que de celui qu'elle reçoit. Elle exprime tous ces sentiments avec une délicieuse naïveté dans ces lettres où respirent la tendresse, la douceur, la charité, l'humilité, la méfiance de soi-même, l'indulgence pour le prochain, et avec tout cela la grâce enjouée des Bourbons, l'exquis bon sens français et la vertu qui s'appuie sur Dieu.
Source : Gallica

Clarisse Bader L'Hôtel de Melle de Condé. Vieilles traditions et récents souvenirs… (1882)

J'eus l'honneur de recevoir chez moi Mlle de Condé. Cette princesse est d'une bonté dont rien ne peut donner l'idée. Son esprit est orné et plein de saillies. Elle ne veut absolument pas se marier. Mme la duchesse de Bourbon assure qu'elle aime quelqu'un, que ce quelqu'un n'est pas de race royale, et qu'elle se mettra au couvent, pure et sainte comme elle est, plutôt que de donner sa main sans son cœur. Je ne sais ce qu'il y a de vrai, mais le visage de Son Altesse sérénissime montre une tristesse habituelle, ou plutôt une mélancolie invincible.
Source : Gallica

Clarisse Bader L'Hôtel de Melle de Condé. Vieilles traditions et récents souvenirs… (1882)

Elle avait consommé tous les sacrifices lorsqu'elle se donna tout entière à Dieu ; et à l'heure où le divin Époux la rappela à lui, cette âme ne tenait plus à la terre que pour y faire rayonner un coin du ciel.
« Ne pleurons plus : la mortelle achève de mourir ; la sainte commence à vivre », écrivait alors un inconnu. C'était le marquis de la Gervaisais, demeuré fidèle au premier souvenir de sa vie, et qui
avait eu l'héroïque courage de se tenir éloigné de la princesse depuis leurs suprêmes adieux.
Source : Gallica

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