Résumé

Paulin Lacombe La Mort de l'archevêque de Paris… (1849)

Tandis qu'autour du mort, toujours grossit la foule ; - Tandis qu'en long cordon, le flot pieux s'écoule, Deux braves officiers, s'avançant à la fois, Déposent sur son corps leurs sabres nus en croix, En disant : Monseigneur, bénissez ces deux arines Et tous les assistants, émus, versent des larmes 1.
Mais arrive le jour où, dans un sombre lieu, Denis sera placé sous l'égide de Dieu 2 !
Le clergé, les couvents, la garde citoyenne, Et le peuple et l'armée, il faudra que tout vienne, Pour payer au prélat un solennel tribut : Où trouver à poursuivre un plus louable but?
Source : Gallica

Paulin Lacombe La Mort de l'archevêque de Paris… (1849)

Quelle religion a, pour l'humanité, - Donné plus de son sang, eu plus de charité?
*
On improvise un lit, un vrai lit de misère Qui montre le néant des grandeurs de la terre ; , Et sur ce lit, semblable à l'agneau sur l'autel, Denis est transporté, mourant, à son hôtel.
Près de lui, sont rangés des soldats en silence, Observant de leurs pas la lugubre cadence.
Le chemin qu'il parcourt est tout bordé de deuil : Partout, cris déchirants et sanglots pour accueil.
Pour le voir, l'approcher, on se pousse, on se presse; On brûle, par sa voix, d'entendre la sagesse.
Source : Gallica

Paulin Lacombe La Mort de l'archevêque de Paris… (1849)

Le laboureur, qu'un dur travail accable, Il va l'aider de sa parole aimable; Et pour ses pieds l'herbe vaut un tapis; Le bon pasteur, dit-il, se doit à ses brebis.
Indulgent envers la jeunesse, Lorsqu'il prêche dans le saint lieu, Il promet à toute faiblesse La miséricorde de Dieu.
Sa charité, trésor que rien n'épuise, Parfois, le tient fort loin de son église; Il fait du bien même à ses ennemis ; Le bon pasteur, dit-il, se doit à ses brebis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature