Résumé

Vie et mort de monseigneur Affre… (1848)

Il y a cinq mois à peine, le nom de Mgr, Affre n'était guère connu que des pauvres qu'il soulageait, des prêtres que sa vaste science éclairait sur les matières théologiques, des fidèles de son diocèse qu'il administrait avec une sollicitude modeste, et par dessus tout de ses amis qu'il ravissait par la réunion de toutes les qualités les plus aimables,
La révolution de Février éclate ; les événements se précipitent ; une lutte homicides s'engage dans les rues de Paris, et le sang le plus pur de France est versé par des mains françaises.
Source : Gallica

Vie et mort de monseigneur Affre… (1848)

Les quartiers où l'insurrection devait d'abord se trouver maîtresse avant tout combat, formaient donc autour de Paris un vaste demicercle qui embrassait l'Est, et le Nord-Est avec une partie du Sud, sur cette avenue de la route d'Orléans, où finissent les rues St-Jacques et la rue d'Enfer. Il s'agissait maintenant de pousser au coeur de Paris, pour enlever l'Hôtel-de-Ville, l'hôtel des Postes, le Louvre, les Ministères, le Télégraphe, refouler les troupes dans les Champs-Elysées, et organiser la victoire.
Source : Gallica

Vie et mort de monseigneur Affre… (1848)

Mgr l'archevêque, revêtu de ses habits pontificaux, coiffé de la mître, le visage découvert, était placé sur une espèce de litière découverte portée sur l'épaule, tantôt par des prêtres, tantôt par des gardes nationaux, tantôt par des soldats : le char funèbre avait été renvoyé ; chacun se disputait l'honneur de soutenir ces sacrées dépouilles. La tête du prélat avait conservé une admirable expression de sérénité; il semblait que la mort la respectât et n'osât pas la flétrir.
Source : Gallica

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