Résumé

Notice sur Madame de Noiron, née Cécile-Agathe-Élisabeth Broquard de Bussières (1883)

Mais tout le bien extérieur était dominé chez Mme de Noiron par les grandes pensées de l'éternité. Elle savait qu'elle n'avait plus longtemps à vivre, et cette pensée laissait son âme dans une paix admirable. Parfois elle disait : « Il me semble que j'étais encore un peu utile à mes enfants ; si le bon Dieu le trouve convenable, Il saura bien me guérir. Je ne veux que ce que le bon Dieu veut; » ajoutait elle aussitôt, accomplissant ainsi réellement et par ses désirs ces paroles : Soit par la vie, soit par la mort, que Dieu soit toujours glorifié en vous.
Source : Gallica

Notice sur Madame de Noiron, née Cécile-Agathe-Élisabeth Broquard de Bussières (1883)

Lorsqu'on entre dans le monde avec un cœur pur, on ne peut comprendre qu'il y ait du danger : mais, quand on y a passé quelques années, on voit que si l'on est restée innocente, c'est que Dieu nous a préservées d'une infinité de
dangers où nous étions près de tomber, qu'un bien grand nombre de personnes meilleures que nous ont eu le malheur d'abandonner la religion et la vertu pour s'être trop livrées aux plaisirs, et que nous-mêmes ne sommes pas aussi pures que nous étions avant d'avoir goûté les plaisirs du monde.
Source : Gallica

Notice sur Madame de Noiron, née Cécile-Agathe-Élisabeth Broquard de Bussières (1883)

Si d'un côté elle entendait la voix de Dieu et celle de sa conscience, si elle avait devant les yeux les exemples et les leçons de sa mère, et au fond du cœur le souvenir de sa première communion, de l'autre il y avait en elle une jeunesse débordante de vie qui avait besoin de se répandre et de s'épancher au-dehors, je ne sais quelle soif de l'inconnu si naturelle à cet âge et autour d'elle toutes les séductions d'un monde à peine entrevu, qui lui apparaissait tout brillant de l'éclat de ses plaisirs.
Source : Gallica

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