Résumé

Un chrétien antique au XIXe siècle… (1866)

Mais à celle-ci ne se'bornèrent pas les regrets : cette mort fut un deuil public, dont les manifestations éclatantes montrèrent combien la vénération qu'inspirait Mme de Lehen dépassait encore ce que l'on en avait pu conaître pendant sa vie. La mort est ordinairement le moment où se rend une pleine justice.
Atteint au cœur d'une blessure si cruelle, M. de
Lehen, qui appréciait mieux que personne la perte qu'il faisait, demanda, selon sa coutume, ses consolations aux sentiments et aux espérances de la Foi.
Source : Gallica

Un chrétien antique au XIXe siècle… (1866)

M. de Leben, dans la douleur que lui causait la perte d'une si vertueuse épouse, eut la consolation de voir ses trois fils répondre aux soins qu'il prit de leur éducation, par une fidélité constante aux sentiments et aux exemples de leurs pieux parents. Dans les jours mauvais qu'ils eurent à traverser, ils surent se préserver des écarts si communs à la jeunesse, et demeurèrent toujours si étroitement unis dans la communauté de pensées et de sentiments qu'ils avaient puisée au foyer paternel, que la vieillesse les surprit avant qu'ils eussent songé à faire le partage de leurs biens.
Source : Gallica

Un chrétien antique au XIXe siècle… (1866)

Dès le moment où j'eus la certitude que le pauvre enfant était atteint d'une maladie mortelle, je pris la résolution de ne plus le quitter, afin de lui aider à sanctifier sa maladie et sa mort. Le Seigneur m'a bien généreusement récompensé de mes peines par les grâces qu'il lui a accordées. Pour les bien apprécier, il est nécessaire que tu connaisses bien les dispositions dans lesquelles il a passé sa longue maladie, dispositions bonnes à la vérité, mais bien éloignées de celles dans lesquelles il a terminé sa vie.
Source : Gallica

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