Résumé

M. Delvincourt La Piété au milieu des grandeurs par M. Delvincourt (1868)

La dauphine alors, s'élevant par la religion au-dessus des sentiments vulgaires de la nature, retient ses larmes, étouffe ses soupirs, et semble puiser, dans l'excès même de la douleur, des forces et un courage qui manquent à tous les assistants : elle se lève, elle prend en main un crucifix que le dauphin avait fait attacher au pied de son lit, elle le lui colle sur les lèvres, elle le lui tient devant les yeux; et, avec ce zèle tendre et empressé, qui porte la confiance dans une âme, elle ne cesse de l'exhorter au sacrifice de sa vie, que quand le calme a succédé à cette terrible crise
Source : Gallica

M. Delvincourt La Piété au milieu des grandeurs par M. Delvincourt (1868)

Dieu est si beau qu'il mérite d'être aimé ; il est si bon qu'il mérite d'être servi ; si fort qu'il mérite d'être craint ; si grand qu'il mérite d'être adoré : aimez-le donc,
et l'adorez toujours avec un nouveau respect et une nouvelle ferveur. Adieu, ma sœur ; la charité ne peut mourir, et je conduirai au ciel l'amour que je vous porte; il ne demeurera point enseveli dans la tombe : continuez à bien vivre, si vous voulez obtenir une mort précieuse.
Source : Gallica

M. Delvincourt La Piété au milieu des grandeurs par M. Delvincourt (1868)

La mère contempla avec surprise les fleurs et le beau vase ; car elle n'en avait jamais vu de pareilles. Marie lui raconta en détail comment elle les avait obtenues.
Cependant Jules avait respiré le parfum des fleurs, et déjà il se sentait merveilleusement soulagé. Ses yeux devinrent plus clairs. Il étendit sa
main vers sa sœur, et lui lit d'une voix plus forte :
— Je te remercie, chère petite sœur! Ah ! ces fleurs sont bien puissantes; mon mal de tête est presque passé; et il était cependant très-grand.
Source : Gallica

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