Résumé

Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska Madame Louise de France : fille de Louis XV, religieuse carmélite au monastère de Saint-Denis… (1868)

Madame Louise vivait de plus en plus retirée. De plus en plus elle s'appliquait au travail, à l'étude , aux bonnes œuvres de toute sorte. De plus en plus le monde l'épouvantait ; les désordres d'esprit et de cœur de son époque la faisaient si cruefiement souffrir qu'elle ne cessait de s'offrir elle-même à Dieu comme victime expiatoire; mais, n'ayant point mission de réformer, elle se gardait de critiquer et de fronder, se bornant à condamner le mal par la pureté de sa conduite, à le combattre par l'ascendant de son exemple et la parfaite régularité de sa maison.
Source : Gallica

Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska Madame Louise de France : fille de Louis XV, religieuse carmélite au monastère de Saint-Denis… (1868)

Témoin de cet attendrissement général dont elle était le sujet, Madame Louise le voyait avec des sentiments qui rappelaient ceux du divin Sauveur lorsque les filles de Sion pleuraient sur lui. La douce paix, le calme inaltérable , dont jouissait en ce moment la sainte princesse, semblaient dire à toutes ces âmes mondaines éplorées autour d'elle : « Vous vous méprenez, et votre pitié se trompe d'objets. Ce n'est pas sur moi, qui trouve mon bonheur à renoncer au monde, que vous devez pleurer ; mais sur vous-mêmes que menace de ruine ce monde que vous idolâtrez. »
Source : Gallica

Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska Madame Louise de France : fille de Louis XV, religieuse carmélite au monastère de Saint-Denis… (1868)

Cette chaleur de sentiments, cet élan du cœur qui avaient ainsi fait survivre, pour Madame Louise, la tendresse et la sollicitude à l'oubli, ou tout au moins au refroidissement qu'entraîne d'ordinaire la séparation, sans nuire en rien aux légitimes affections dues à sa famille naturelle, se répandaient dans sa famille d'adoption en des trésors de bienveillance et de charité qui la rendaient le lien et l'âme de la communauté. Le soin des malades lui paraissait être l'un de ses devoirs les plus importants, et d'après les témoins oculaires, jamais prieure ne s'en acquitta avec plus de dévouement.
Source : Gallica

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