Raymond de Toulouse-Lautrec

Résumé

Raymond de Toulouse-Lautrec Éloge de M. le marquis de Villeneuve-Arifat… (1880)

La marquise de Villeneuve-Arifat, dernier rejeton de l'illustre maison de Caylus, qui compte parmi ses alliés les Bonzi, les Riario, les Médicis, était une de ces femmes vaillantes et modestes.
Douée d'un esprit vif et pénétrant, d'une délicatesse exquise, d'un caractère élevé, endurant à la fois et intrépide, elle semblait née pour les temps sinis très où elle devint mère. Son dévouement fut à la
hauteur de tous les dangers.
Source : Gallica

Raymond de Toulouse-Lautrec Éloge de M. le marquis de Villeneuve-Arifat… (1880)

Bien des années après, la marquise de Villeneuve était fixée à Toulouse. Dans son salon élégant et simple , elle admettait un petit cercle de parents et d'amis. Là s'éteignaient dans des conversations sérieuses et charmantes les dernières étincelles de l'esprit du temps passé; là venaient mourir les plaisirs délicats et raffinés d'une société expirante.
C'était l'époque où les hommes recherchaient la société des femmes; où briller dans le monde était un but ; où l'on préparait le matin la causerie du soir. Ces temps sont loin de nous, nous ne nous en plaignons pas, nous le constatons.
Source : Gallica

Raymond de Toulouse-Lautrec Éloge de M. le marquis de Villeneuve-Arifat… (1880)

Tristan de Villeneuve, indigné, bondit sur une table de café qui lui sert de tribune, apostrophe ces libre-penseurs, harangue l'assistance avec l'élan de sa foi, et l'électrise. La foule repousse les mutins, le désordre cesse. Il est plus difficile de contenir le peuple que de le déchaîner, de lui montrer le devoir et la vérité que de flatter ses passions ; de parler comme Villeneuve que comme Camille Desmoulins. Le tribun chrétien réussit. La foule française aime les vaillants, celle du Midi surtout, impressionnable et mobile.
Source : Gallica

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