Résumé

Raymond Didiez Essai sur la politique et les moeurs de nos jours… (1870)

Réclamer l'inaliénable liberté, l'obtenir, en jouir, c'était beau et la conscience humaine y applaudissait ; mais vouloir courber sous le même niveau les inégalités naturelles, ne pas tendre à s'élever, mais à abaisser les autres, niveler en raccourcissant au lieu de chercher à grandir, avilir au lieu d'ennoblir, ce n'est pas de la civilisation, c'est de la sauvagerie, et c'est pourtant là le progrès dont on nous menace ! C'est avec ces appâts grossiers que l'on agite les masses et qu'on les mène à l'assaut de la société !
Source : Gallica

Raymond Didiez Essai sur la politique et les moeurs de nos jours… (1870)

On a vu le 6 mai le troupeau des trembleurs répondre imprudemment à la funeste et astucieuse question; sept millions de dupes affolées, en élevant sur un bruyant mais fragile pavois l'idole qui disposait des destinées de la France, ont fourni à sa duplicité criminelle l'appui qui lui manquait pour lancer le pays dans cette horrible guerre. En politique, comme dans la vie en général, la peur est la plus détestable conseillère. Les peureux s'abandonnent volontiers au pouvoir dont la seule existence les rassure; ils permettent tout, tolèrent tout, amnistient tout.
Source : Gallica

Raymond Didiez Essai sur la politique et les moeurs de nos jours… (1870)

La capitulation de l'Empereur, suivie de l'écroulement de sa dynastie, c'était une honte, il est vrai, mais une honte qui portait sa compensation avec elle ; il fallait un désastre plus complet, une déception plus cruelle, une trahison bien franche. Le général en chef vers qui, depuis Sedan, la France humiliée tournait les yeux comme vers un sauveur trompa son attente et servit d'instrument à son supplice: le Glorieux Bazaine fut le Judas de l'armée : Metz était imprenable, Bazaine ne l'était pas et la Prusse le savait!
Source : Gallica

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