Résumé

Journal d'un patriote. Novembre-décembre 1870… (1871)

L'une des plus profondes et des plus dangereuses est la plaie de l'ignorance. La République la guérira en donnant aux enfants une instruction virile, généreuse et patriotique , et en enseignant aux pères leurs droits et leurs devoirs ; après les ténèbres, la lumière ; après l'homme machine, le citoyen ; après le peuple troupeau, le peuple libre.— Voyez la distance parcourue depuis le 4 septembre, en quatre mois; regardez la France d'aujourd'hui et la France d'hier, comparez et jugez : Ah ! c'est que les peuples vont vite à l'école du malheur et sous le souffle de la liberté.
Source : Gallica

Journal d'un patriote. Novembre-décembre 1870… (1871)

Car si la France n'a plus la force d'être libre et de vivre libre ; si elle a rejeté l'Empire pour reprendre une royauié ; si elle a vomi un empereur pour avaler un roi, c'en est fait d'elle.
France, je te le dis :
Il n'y a que la République et la liberté qui puissent te réconforter, te guérir, te remettre debout, te rendre ton génie et te purifier, rallumer ton flambeau, et te refaire une royauté, la seule qui te convienne..., la royauté de l'idée.
Source : Gallica

Journal d'un patriote. Novembre-décembre 1870… (1871)

Chacun est à son poste, prêt à la lutte ; aucun ne lâchera ; advienne que pourra ; la France, cette pauvre France est lasse et meurtrie ; elle demande grâce ; elle a besoin de paix, de concorde, de travail.
Que leur importe ! Ils sont sourds, implacables ; rien ne leur fait.
Allez donc, royalistes insensés ; allez bonapartistes ; allez toujours, et achevez la France. Quand vous l'aurez tuée tout à fait, vous verserez sur sa tombe des larmes de crocodile.
Derrière les partis, les voyez-vous ces mendiants de trônes et de couronnes, l'air béat, la bouche en coeur ; ils sont polis, humbles ?
Source : Gallica

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