Jean Giraudeau

Résumé

Jean Giraudeau Aux électeurs (1837)

Comment serait-on économe des deniers des contribuables, quand on prend soi-même sa part au splendide festin du budget?
Electeurs, vous avez le dépôt de la souveraineté nationale, usez en dans l'intérêt du pays, dans votre intérêt, pour son honneur, pour votre honneur! Ne vous laissez ni intimider, ni séduire: nulle puissance ne prévaut sur la vôtre, et vous êtes les arbitres des destinées de la France. Exigez des hommes qui briguent vos suffrages, des engagemens positifs, car vous avez le droit d'imposer vos conditions, et leur devoir est de se retirer ou d'y souscrire.
Source : Gallica

Jean Giraudeau Aux électeurs (1837)

Le premier soin des électeurs doit donc être d'étudier le pays, de se pénétrer de sa pensée, et de la rendre fidèlement dans les choix qu'ils sont appelés à faire. Pour que rien ne leur échappe de l'importante mission qui leur est confiée et des devoirs qui s'y rattachent, on va dire ici ce qu'a été le passé, ce qu'est le présent, ce que doit être l'avenir. La politique vit à-la-fois de souvenirs et de prévisions, et c'est au peuple surtout que doit profiter la leçon des faits accomplis : car il paie, lui, toits les frais des expériences.
Source : Gallica

Jean Giraudeau Aux électeurs (1837)

Tels sont les besoins du pays, tels sont ses voeux : dignité au dehors, liberté et économie à l'intérieur. Qui aura satisfait à ces exigences, aura bien mérité de la France et bien compris notre révolution de Juillet.
Mais le sort du pays n'est pas livré en ce moment au caprice ministériel, il ne dépend pas des faiblesses d'une Chambre : nous n'avons pas de Chambre et c'est à peine si nous avons un ministère ! Il y a comme un interrègne dans les pouvoirs, jusqu'à ce que les électeurs aient fait connaître, par leurs votes, la direction qu'ils entendent imprimer aux affaires publiques.
Source : Gallica

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