Résumé

Delisse-Morin Histoire d'une famille bordelaise… (1882)

Voyez Mouna et Moïse: on dirait que le bonheur les suit partout. Il me semble qu'il en serait de même pour nous.
- Vous allez bien vite, lui dit Rachel.
- Mais pas trop, n'est-ce pas?. Dieu, en nous créant, nous a donné un cœur, et ce cœur n'est-il pas pour aimer?
Rachel resta muette, pensive.
— Méchante, reprit doucement Henry, que vous ai-je tait pour vous attrister. Ah! pardonnez-moi, mais, quand je vous vois ainsi, j'ai peur! oui, j'ai peur!.. il me semble qu'à chaque instant je doive entendre sortir de
votre bouche le mot qui doit m'arracher le bonheur que tant de fois j'ai rêvé !
Source : Gallica

Delisse-Morin Histoire d'une famille bordelaise… (1882)

Mouna, à la mer, nage et ne craint pas de plonger dans les lames.
Rachel l'imite. Celle-ci, au moment d'atterrir, sent ses forces faiblir. Elles vont l'abandonner : — « Adieu ! Mouna ! » crie-t-elle. Aussitôt ce cri désespéré, avec un courage et un sangfroid vraiment héroïque, Mouna saisit sa sœur par les cheveux, en même temps qu'une lame les jette toutes deux sur le sable.
Brantony, Moïse et Henry étaient atterris; la terreur semblait tripler leurs forces. Ils couraient tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, pour venir en aide aux malheureux qui ne pouvaient arriver jusqu'à terre.
Source : Gallica

Delisse-Morin Histoire d'une famille bordelaise… (1882)

Aussi, mon cher Moïse, je le dis devant votre père : Je ne vous souhaite plus qu'une chose, c'est que vous l'aimiez comme je crois qu'elle vous aime ! Tâchez d'être plus heureux en ménage que, jadis, je ne l'ai été moi-même.
Après cet échange de paroles, Moïse s'éloigna dans la direction de la maison, et l'on entendit Brantony dire à Zéma : — Vous voyez que j'y vois encore clair.
Et puisque, maintenant, le mariage est décidé, il faut qu'il s'accomplisse vite. Que voulezvous ! une fois arrêté, je n'aime pas qu'un mariage traîne en langueur.
Source : Gallica

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