Résumé

P Roque La compagnie à charte de l'Afrique du Sud… (1899)

Il s'est préparé, pour une échéance plus ou moins éloignée, la propriété d'un territoire en plein rapport, peuplé, cultivé, desservi par de nombreuses voies de communication, des villes, des ports et des ouvrages de défense, et cela sans bourse délier. J'ai dit : si la compagnie fait de bonnes affaires, car au cas contraire l'Etat peut se préparer des déboires; mais il n'est pas d'entreprises commerciales sans aléas, et pour un Etat une compagnie à charte est une entreprise commerciale, représente une mise de fonds qui est « la valeur de son terrain ».
Source : Gallica

P Roque La compagnie à charte de l'Afrique du Sud… (1899)

Que l'œuvre d'expansion anglaise en Afrique du Sud soit en voie de développement rapide et poussée par une force irrésistible, que cette œuvre, tenace et persévérante, triomphe de tous les obstacles, ce n'est pas douteux.
Au point de vue utilitaire, l'œuvre est grande et digne d'admiration; qu'elle soit entourée de toutes les garanties de justice, c'est autre chose. Au fond de toute entreprise coloniale il y a ce principe, cette loi que la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Source : Gallica

P Roque La compagnie à charte de l'Afrique du Sud… (1899)

Il faut bien reconnaître toutefois que si la Couronne trouve des avantages incontestables à avoir une compagnie à charte, ce ne peuvent être que des avantages concernant la politique intérieure. L'existence des compagnies à charte ne saurait influer beaucoup sur la politique extérieure de l'Etat, car le droit international, malgré toutes les subtilités d'interprétations possibles, n'admet pas qu'en cas de conflit l'Etat se retranche derrière la responsabilité propre d'une compagnie qu'il a créée et qui, aux yeux des autres Etats, apparaît comme son mandataire.
Source : Gallica

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