Résumé

Julien Lafon Histoire des brûlots de l'île d'Aix… (1867)

Par une de ces hallucinations d'un esprit frappé de terreur, M. La Caille, capitaine du Tourville, croit voir des brûlots qui le menacent, sans qu'il lui soit possible de leur échapper.
Il donne l'ordre d'évacuer le vaisseau; et, dans sa précipitation à s'en éloigner, il laisse à bord quelques hommes dont un, plus tard, doit causer sa perte et son déshonneur. Mais il reconnaît bientôt sa faute, et au point du jour il reprend son bâtiment et le sauve. Fatale erreur qui lui coûtera, sinon la vie, au moins la perte d'une réputation acquise par de longs services !
Source : Gallica

Julien Lafon Histoire des brûlots de l'île d'Aix… (1867)

Je vois le vaisseau le Tourville échoué sur les Pâlies, la rade ouverte à un ennemi vainqueur, les brûlots destructeurs qu'il traîne à sa suite; je vois tous les vaisseaux échoués du même côté ou incendiés; le vaisseau le Tourville exposé aux attaques de l'ennemi, les brûlots déjà mouillés dans le lit du vent, déjà prêts à l'incendier ; tous les vaisseaux évacués ou en totalité ou en partie et faisant des dispositions pour assurer l'évacuation du surplus; un équipage découragé, effrayé de la fin tragique qui l'attendait; le Tourville, démuni de ses embarcations.
Source : Gallica

Julien Lafon Histoire des brûlots de l'île d'Aix… (1867)

A quoi sert un général, si, dans les moments difficiles, il rentre dans la ligne de ses subordonnés? J'ai presque seul soutenu le choc des inculpations, et je n'en suis pas pour cela plus criminel. J'ai quitté mon-vaisseau; mais le quitter n'est pas l'abandonner. J'étais dans la pleine conviction que des brûlots s'avançaient sut lui pour l'incendier. Ma bravoure n'était pas de lutter contre les flammes, et mon honneur exigeait de sauver à mon prince, à l'armée, un équipage de braves.
Source : Gallica

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