Résumé

Portrait de Stendhal Stendhal Stendhal - De l’amour, II, 1927…

Une maîtresse désirée trois ans est réellement maîtresse dans toute la force du terme ; on ne l’aborde qu’en tremblant, et, dirais-je aux don Juan, l’homme qui tremble ne s’ennuie pas. Les plaisirs de l’amour sont toujours en proportion de la crainte.
Le malheur de l’inconstance, c’est l’ennui ; le malheur de l’amour-passion, c’est le désespoir et la mort. On remarque les désespoirs d’amour, ils font anecdote ; personne ne fait attention aux vieux libertins blasés qui crèvent d’ennui et dont Paris est pavé.
« L’amour brûle la cervelle à plus de gens que l’ennui. »
Source : Wikisource

Portrait de Stendhal Stendhal Stendhal - De l’amour, II, 1927…

Il faut l’excuser ; il est tellement possédé de l’amour de soi-même qu’il arrive au point de perdre l’idée du mal qu’il cause, et de ne voir plus que lui dans l’univers qui puisse jouir ou souffrir. Dans le feu de la jeunesse, quand toutes les passions font sentir la vie dans notre propre cœur et éloignent la méfiance de celui des autres, don Juan, plein de sensations et de bonheur apparent, s’applaudit de ne songer qu’à soi, tandis qu’il voit les autres hommes sacrifier au devoir ; il croit avoir trouvé le grand art de vivre.
Source : Wikisource

Portrait de Stendhal Stendhal Stendhal - De l’amour, II, 1927…

Avais-je raison de vous dire que cette ennuyeuse histoire ne vous servirait à rien ; elle est plate par sa nature. Tout se passe en discours dans l’amour-vanité. Les discours racontés ennuient ; la plus petite action vaut mieux.
Ensuite, ce n’est pas, je crois, ici l’amour-vanité comme vous l’entendez. Félicie a un trait rare, s’il ne lui est point particulier ; c’est que c’est une chose désagréable pour elle que de faire son métier de femme, et qu’il lui importait fort peu de faire croire à l’homme qu’elle proclamait son amant, de lui faire croire, dis-je, qu’elle l’aimait réellement.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature