Camille Ferry, Saint Éphrem, poète. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Montpellier… (1877)
“ La prière contenait l'espérance, les larmes l'expiation. Toute la poésie d'Éphrem se résume en ces deux mots : s'humilier, espérer. Aucun son guerrier , aucun appel aux armes ne vient enflammer ses chants d'une belliqueuse ardeur. Son hymne ne parcourt pas les champs de bataille pour lancer le soldat contre l'envahisseur. Éphrem, semblable à Moïse, s'est retiré sur la montagne. Il prie pendant que les chrétiens luttent dans la plaine. La poésie biblique ne résonne pas sur ses lèvres, ainsi que sur celles des fougueux apôtres de la réforme, comme le clairon des batailles. ”
