Pierre La Mazière, Partant pour la Syrie (1926)
“ L’Euphrate aura fait un don inappréciable à la Syrie et, de surcroît, il aura supprimé sur une vaste étendue du territoire une cause de trouble.** *Comme l’Égyptien, davantage encore, le Syrien est âpre au gain. S’il aime jusqu’à l’excès, jusqu’à la manie la politique, l’intrigue, l’agitation, c’est, en partie, parce qu’il est oisif et pauvre. Que son pays, irrigué par le grand fleuve, prenne l’aspect du Delta, le Syrien comblé des dons de la fortune oubliera bientôt les rêves dans lesquels il se complaît, qui l’énervent, l’irritent et le stérilisent. ”
