René Ristelhueber

Résumé

René Ristelhueber Les Maronites

Sous son règne, le Liban trouva une prospérité et une tranquillité jusqu’alors inconnues, qui permirent aux lettres et aux arts d’y briller d’un certain éclat. Mais, grisé par ses succès, Fakhr-ed-din aspira à l’indépendance. Attaqué de toutes parts, abandonné par ses alliés, traqué dans la haute montagne, il se livra à ses vainqueurs : ils le firent décapiter à Constantinople. Sa puissance s’effondra ; mais il avait créé l’unité politique du Liban et scellé l’union des Maronites et des Druses. La tradition assure même qu’il se serait fait secrètement baptiser peu de temps avant sa mort.
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René Ristelhueber Les Maronites

Ceux que ne saisit pas la fièvre de l’Amérique savent, sous un ciel clément, se contenter de peu. Entretenir la petite maison cubique au toit en terrasse, cultiver le champ souvent rocailleux, assister aux offices et écouter les récits des vieillards est toute la vie de leurs paysans et les générations monotones se succèdent ainsi dans un même attachement aux traditions du passé. Tous les voyageurs qui ont parcouru le Liban ont vanté l’affabilité et le charme de l’hospitalité maronite.
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René Ristelhueber Les Maronites

De cette fusion est née la nation maronite. C’est à saint Jean Maron qu’elle doit et sa constitution définitive et le choix du Liban comme patrie. Aujourd’hui, dans la plupart des esprits, le nom du Liban est si intimement associé à celui des Maronites que l’on est tenté de les confondre dans une même pensée en croyant que cette communauté, à elle seule, a toujours peuplé le Liban. Non seulement cette croyance est erronée, mais on vient de voir qu’il faut rechercher l’origine des disciples de saint Maron ailleurs que dans les montagnes syriennes.
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