Frédéric Mistral

Élements biographiques

Portrait de Frédéric Mistral Frédéric Mistral Mes Origines; Mémoires et Récits de Frédéric Mistral

Mireille, mes amours.
Et ma mère, en plaisantant, disait parfois de quelque fillette:
-- Tenez! la voyez-vous, Mireille mes amours!
Mais, quand je questionnais sur Mireille, personne n’en savait
davantage: une histoire perdue, dont il ne subsistait que le nom de
l’héroïne et un rayon de beauté dans une brume d’amour. C’était assez
pour porter bonheur à un qui, peut-être, -- sait-on? -- fut, par
cette intuition lui appartient aux poètes, la reconstitution d’un
roman véritable.
Le Mas du Juge, à cette époque, était un vrai foyer de poésie
limpide, biblique et idyllique.
Source : Gutenberg

Portrait de Frédéric Mistral Frédéric Mistral Mes Origines; Mémoires et Récits de Frédéric Mistral

Maillane est beau, Maillane plaît -- et se fait beau de plus en
plus; Maillane ne s'oublie jamais; -- il est l'honneur de la contrée
-- et tient son nom du mois de Mai.
Que vous soyez à Paris ou à Rome, -- pauvres conscrits, rien ne vous
charme; -- Maillane est pour vous sans pareil -- et vous aimeriez y
manger une pomme -- que dans Paris un perdreau.
Notre patrie n'a pour remparts -- que les grandes haies de cyprès --
que Dieu fit tout exprès pour elle; -- et quand se lève le mistral,
-- il ne fait que branler le berceau.
Tout le dimanche on fait l'amour
Source : Gutenberg

Portrait de Frédéric Mistral Frédéric Mistral Souvenance, poésies, avec préface de Joséphin Soulary et lettre de Frédéric Mistral… (1884)

C'est encore une romance Que je ferai sur mon coeur.
SOUVENANCE. 47
Pauvre coeur ballotté sans cesse Du rêve à la réalité, Qui souris devant la faiblesse Et crois à l'humaine bonté !
Te voilà plongé dans l'abîme Que tu voyais du haut du ciel ; Quel est donc, quel est donc le crime Que Dieu condamne à tant de fiel?
Car voilà deux ans d'infortune Tout entiers à désespérer, Sans trouver une heure opportune Pour mieux faire que pour pleurer
Pleure, mon coeur, cherche ta récompense
Ailleurs qu'ici-bas. Pleure, mon coeur, et bénis la souffrance
Qui guide tes pas.
Source : Gallica

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