Paul d’Ivoi

Paul d’Ivoi

Résumé

Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi La Mort de l’Aigle

Pendant un instant, Napoléon parut lutter contre son émotion. Enfin ses yeux se voilèrent...
— Sire, vous pleurez, s’écria Espérat, donc vous pardonnez.
— Oui je pardonne, car je pleure sur toi, sur Caulaincourt, sur votre dévouement... et aussi sur moi que votre affection condamne vivant, à connaître l’horreur du tombeau.
— Que dites-vous, Sire...
— Il n’y a plus de Sire.
— Si... Malgré tout, plus haut que les vainqueurs d’un jour... vous restez l’Empereur. L’aigle domine les hommes.
Napoléon secoua la tête :
— L’aigle est blessée à mort, l’aigle est morte.
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Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi La Mort de l’Aigle

Le vieillard se dressa sur ses pieds :
— De quel droit venez-vous me dicter ma conduite ?
— Je n’ai aucun droit, Monsieur le comte, aucun. Mais Dieu, en sa bonté souveraine a jeté en moi un rayon de lumière il m’a montré une fleur éclose au haut d’un roc escarpé, il m’a dit : Aime-la ... et j’aime, Monsieur le comte.
— Quoi. En la présence de ma fille, vous osez, gronda le vieillard...
Mais la douce voix de Lucile s’éleva :
— Je le savais, père.
Il y eut un lourd silence. M. de Rochegaule regardait les jeunes gens courbés devant lui.
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Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi La Mort de l’Aigle

Le sourire se figea sur les lèvres de Joséphine.
— Des choses graves... de quel ton vous affirmez cela, M. Bobèche. Moi qui pensais m’amuser.
Toute la légèreté de la folle et bonne créature passa dans ses paroles.
Mais le cœur d’Espérat ressentit comme une blessure, et oubliant l’endroit où il se trouvait, celle à qui il s’adressait, l’enfant s’écria :
— Eh ! Madame. À l’heure où l’on conspire contre l’Empereur, contre la France, les gamins comme moi, eux-mêmes, ne songent plus à jouer.
Une tache rouge se plaqua sur les joues de l’Impératrice... ; le reproche l’avait cinglée.
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