Paul d’Ivoi,
La Mort de l’Aigle
“ Pendant un instant, Napoléon parut lutter contre son émotion. Enfin ses yeux se voilèrent... — Sire, vous pleurez, s’écria Espérat, donc vous pardonnez. — Oui je pardonne, car je pleure sur toi, sur Caulaincourt, sur votre dévouement... et aussi sur moi que votre affection condamne vivant, à connaître l’horreur du tombeau. — Que dites-vous, Sire... — Il n’y a plus de Sire. — Si... Malgré tout, plus haut que les vainqueurs d’un jour... vous restez l’Empereur. L’aigle domine les hommes. Napoléon secoua la tête : — L’aigle est blessée à mort, l’aigle est morte. ”
