Jules Girardin

Résumé

Jules Girardin La chasse au Léviathan (1882)

« Cette chaloupe est-elle sous voile? demanda le capitaine.
— Oui, Monsieur, répoadit la vigie.
— Qu'est-ce qu'il y a dedans?
— Rien du tout, Monsieur.
— Mais il doit y avoir quelqu'un?
— Je n'aperçois pas âme qui vive, Monsieur. S'il y a quelqu'un, ce quelqu'un-là doit être caché sous les bancs.
- Par Giohosophat! s'écria le capitaine, du ton d'un homme qu'on mystifie; voilà qui est fort extraordinaire. Une chaloupe sous voile, et personne pour veiller à la manœuvre. Monsieur Macy, veuillez monter là-haut, et voir ce que vous pourrez découvrir. »
Source : Gallica

Jules Girardin La chasse au Léviathan (1882)

De notre mouillage, nous avions la vue de la côte arctique qui s'enfonce dans la direction de l'ouest; c'est un rivage triste et désolé; on ne peut rien imaginer de plus mélancolique et de moins attrayant. Aussi loin que la vue pouvait s'étendre, on voyait des masses de glaçons détachés et comme une rivière de glace qui se mouvait parallèlement à la côte. Mais nous n'avions rien à craindre de ce courant, car aucun des glaçons qui le composaient n'était d'une dimension ni d'un poids à causer de sérieuses avaries à un navire aussi solidement construit que le Nuage-Volant.
Source : Gallica

Jules Girardin La chasse au Léviathan (1882)

Tout le monde en était, jeunes et vieux, officiers et matelots. En vertu des traditions qui règlent la matière et de certains privilèges dont jouissent les gens de l'équipage à bord d'un baleinier, cette promiscuité ne porte aucune atteinte à la discipline. La fête une fois terminée, chacun retourne à son poste comme si de rien n'était, les uns pour commander, les autres pour obéir.
Donc, nous n'engendrions point mélancolie, et le navire voguait doucement sur une mer calme et unie, poussé par une brise légère. Tout à coup la vigie cria : « Une voile! »
Source : Gallica

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