Résumé

Jules Girardin Le capitaine Bassinoire (4e éd… (1899)

D'une main tremblante de joie et d'émotion, le cuirassier tira maladroitement de la poche de son pantalon le bel alphabet tout neuf et le montra à Rémy, à la longueur du bras.
« Rémy, dit-il, aimerais-tu à savoir lire?
— Oh oui! monsieur Bricaud, » répondit Rémy avec une lueur brillante dans le regard. Mais cette lueur s'éteignit aussitôt, et le pauvre petit reprit avec un accent de tristesse résignée : « Papa dit que ça coûte trop cher d'aller à l'école ; et puis je n'aurais pas le temps.
— Eh bien, moi, s'écria Sylvain, je me charge de t'apprendre à lire. »
Source : Gallica

Jules Girardin Le capitaine Bassinoire (4e éd… (1899)

Et la voilà partie, riant aux éclats, courant de toutes ses forces, la tête à demi tournée en arrière, pour voir si son parrain ne triche pas et s'il court après elle. Quand on tourne la tête, on ne voit pas devant soi: Sylvine court droit au marais. Sylvain voit le danger, il veut crier, mais ses cris lui restent dans le gosier ; il veut courir plus fort, mais ses jambes sont lourdes comme du plomb. Au moment où Sylvine va disparaître dans les marais Brenoux, une sonnerie de trompette résonne, et le cuirassier Bricaud ouvre les yeux.
Source : Gallica

Jules Girardin Le capitaine Bassinoire (4e éd… (1899)

« Pauvre capitaine Bassinoire ! » disent les troupiers en le voyant passer dans les rues de Versailles. Quoiqu'il ne soit plus en uniforme, tous le saluent, et les sentinelles ne peuvent pas s'empêcher de lui présenter les armes, c'est plus fort qu'elles. Lui, il arrange sa vie en homme sage, qui sait voir le bon côté de toutes choses. Et, au fait, que de bons côtés dans tout ce qui l'entoure! une femme charmante, si tendre, si dévouée et si intelligente, une Sylvine qui ne sait quelle fête lui faire, un petit Rémy bon et impétueux, une petite Gisèle, qui ressemble déjà à sa mère.
Source : Gallica

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