Résumé

Chansons populaires de France. Première série… (1867)

Le passé n'est qu'un songe, Une fichaise, un rien : J'y passerai l'éponge ; Viens, rentre dans ton bien.
VADE.
Chanson de Manon,,
Chantons l'honneur et la gloire D'une fille d'un grand coeur, Et gravons dans la mémoire Son courage et sa valeur ; Dans les quatre coins du monde. L'on parlera de Manon : Dessus la terre et sur l'onde L'on récitera son nom.
Après de tendres promesses, Son amant, par intérêt, La méprise et la délaisse, Il bat aux champs sans délais. Au régiment de Provence, Il fut soudain s'enrôler, Ressentant mille souffrances, Songeant à sa bien aimée.
Source : Gallica

Chansons populaires de France. Première série… (1867)

Rose qui meurt cède au bouton Les baisers de l'amant de Flore.
Ce lien peut être encor doux Pour un vieillard qu'amour enflamme ; On voit souvent un vieil époux Être aimé d'une jeune femme. L'homme, à sa dernière saison , Par mille-dons peut plaire encore ; Ne savons-nous pas que Tithon Rajeunit auprès de l'Aurore ?
Aux époux unis par le coeur, Le temps fait blessure légère ; On a toujours de la fraîcheur, Quand on a le secret de plaire. Rose qui séduit le matin, Le soir peut être belle encore ; L'astre du jour à son déclin A souvent l'éclat de l'aurore.
Source : Gallica

Chansons populaires de France. Première série… (1867)

Le temps s'envole, et sur sa trace Fuient beauté, jeunesse et désir ; Comme un éclair le plaisir passe ; Au passage il faut le saisir. Fillettes, dont le coeur palpite, Régalez-vous ; pourquoi rougir? Au plaisir l'Amour vous invite ; Fillettes, voilà le plaisir! (bis) Régalez-vous, mesdames, Voilà le plaisir!
Au Mentor, au tyran sévère Se dérober en tapinois ; D'un jaloux tromper la colère, Réduire un Argus aux abois ; Par un peu de coquetterie Sans cesse éveiller le désir, Voilà le plaisir de la vie : Mesdames, voilà, le plaisir ! (bis) Régalez-vous, mesdames, Voilà le plaisir !
Source : Gallica

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