Camille Valette

Résumé

Camille Valette Les souvenirs : poésies (1839)

Allons! allons! Ermir, ne fait point la grimace, Pour l'obtenir, tu sais, il n'est rien que je fasse ; Tu ne dis mot ; je crois que tu fais le têtu ; Ermir, de bien d'écueils j'ai sauvé ta vertu;
Viens, sans aucun retard, où le destin t appelle !
Et, que sait-on, peut-être une gloire nouvelle Rendra ton cœur plus pur que la blancheur du lys, Tu le peux si tu suis aujourd'hui mes avis; Craindrais-tu que quelqu'un au cœur pétri d'envie, Jaloux de ton bonheur, n'escamote ta vie ?
Source : Gallica

Camille Valette Les souvenirs : poésies (1839)

Ma charte vérité , base d'un grand système, Qui sait d'où tu descends? qui sait pourquoi je t'aime?
Pourquoi te poursuit-on? Pourquoi le cœur aimant S'attache-t-on à toi, comme un fer à l'aimant?.
Et puis sans nuls motifs, méprisant la justice, Hélas! t'inflige-t-on un si cruel supplice?
Tyrma ! que je m'en veux, pour garder mon cœur pur De n'avoir point entre elle et moi mis un grand mur ; Elle n'eut point connu la tendre sympathie, Trop vive dans mon cœur, par elle trop sentie; Pauvre charte! pour qui, dans des chants immortels, Je fis brûler l'encens sur des chastes autels!
Source : Gallica

Camille Valette Les souvenirs : poésies (1839)

Ermir, il est dans cette vie Des cas où l'homme doit, pour servir sa patrie, Donner son or, son bien, n'avoir aucune envie; Puis mourir s'il le faut sans pousser un soupir; Surtout, m'entends-tu bien ? ne point ici trahir, Bien flatter, remercier ce peuple dans la joie, Et bénir ces héros que le ciel nous envoie.
Prends ton lorgnon? vois-les maintenant à genoux ; Ils nous tendent les bras, ils ne cherchent que nous; Leurs chants, leurs cris de feu, volent de bouche en bouche.
Jamais, dans leurs serments, tu ne verras du louche.
Source : Gallica

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