“ Saranyoû, cette sœur de Trisiras, ayant achevé sa carrière, se perd au sein de la nuit. Elle est remplacée le lendemain par une autre libation de la même nature, mais qu’Yama reconnaît n’être pas sa mère. Savarnâ donne le jour à Manou Sâvarni. ↑ Nous avons déjà vu que la Libation portait le nom d’Aswini, nom qu’on lui donne à raison de sa rapidité, comparable à celle du cheval. Le Soma est sans cesse assimilé au coursier impétueux. Saranyoû, sous le nom d’Aswini, enfante les dieux Aswins, de la même manière qu’Agni ou le sacrifice met au monde le Ciel et la Terre. ↑ C’est le dieu de la mort. ”
Citations sur “Aswins”
Frédéric Baudry,
Mythologie zoologique, ou les Légendes animales…
(1874)
“ Nous avons déjà remarqué que le meilleur des trois frères, le troisième, le victorieux, le soleil du matin, se distingue des autres, dans la tradition, par son agilité ; et que le crépuscule ou l'aurore du matin, qui est la troisième sœur, la bonne, la meilleure des trois est celle qui gagne le prix de la course. Il est donc naturel que l'animal favori du héros soit son cheval. Les deux Dioscures de l'Inde, c'est-à-dire les Açvins, les deux cavaliers, tirent leur nom de l'açva, ou du cheval, considéré comme l'animal prompt à la course1 ”
“ « Nous sommes contents, reprirent les Açwins, de cette généreuse piété envers ton gourou. Les dents de ton maître sont de fer, mais les tiennes seront d’or. La vue te sera rendue, et tu obtiendras le bien suprême. » 733. A ces paroles des Açwins, le disciple, ayant recouvré la vue, se rendit vers son maître, qu’il salua. Celui-ci demanda ce qui s’était passé, il en fut satisfait et lui tint ce langage : « Comme les Açwins te l’ont dit, tu obtiendras le bien suprême. 734. » Tous les Védas et tous les Traités de morale éclateront de lumière à tes yeux. » Telle fut l’épreuve d’Oupamanyou. ”
Pierre-Jean De Smet,
Lettres choisies du révérend père De Smet
“ Le soleil est adoré par la plupart des tribus indiennes, comme la source de la lumière et de la chaleur. Les Assiniboins le considèrent en même temps comme la résidence favorite du Grand Maître de la vie. Ils témoignent au bel astre un grand respect et une profonde vénération, et rarement ils lui adressent à haute voix la parole ; c’est à voix basse qu’ils lui font leurs prières et leurs supplications. ”
Joseph-Arthur de Gobineau,
Nouvelles asiatiques
“ C’était une poésie lesghy ; c’était, précisément, l’air que les filles de la tribu chantaient avec le plus de plaisir et le plus souvent quand Assanoff était enfant. On connaît assez le pouvoir souverain, la magie victorieuse que ce genre d’influence exerce, en général, sur les hommes nés dans les montagnes, au sein de petites sociétés, où, les distractions étant peu nombreuses, la mémoire qu’on en conserve reste à jamais souveraine de l’imagination. Les Suisses ont le Ranz des Vaches, et les Écossais l’Appel de la cornemuse. Assanoff se trouva saisi par une force toute pareille. ”
“ Le saint anachorète lui fit cette réponse : « Chante les deux Açwins, qui sont les médecins des Dieux ; ils te rendront la vue. » A ces mots de son maître, Oupamanyou se mit à célébrer les frères jumeaux Açwins dans ces paroles, que le Rig-Véda adresse aux Dieux Açwins : 717. « Ô vous, qui vous avancez de l’orient, qui êtes nés de l’orient, qui brillez de rayons admirables, je vous loue de ma voix, je vous honore de ma pénitence ; car vous êtes sans fin, vous êtes Dieux, sans passion, sans orgueil, vous êtes soutenus sur de charmantes ailes et vous planez au-dessus de tous les êtres ! 718. » ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Le royaume d'Issini, connu autrefois sous (p. 381) le nom d'Asbini, est habité par deux sortes de Nègres, les Issinois et Vétères. Les habitans naturels sont les Vétères, dont le nom signifie pêcheurs de la rivière. On raconte que les Ezieps, nation voisine du cap Apollonia, qui était gouverné par un prince nommé Fay, se trouvant fort mal, il y a plus de cent ans, du voisinage des peuples d'Axim, abandonnèrent leur pays pour se retirer dans le canton d'Asbini, qui appartenait aux Vétères. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Asmund et Asweith, compagnons d’armes danois. Liés d’une étroite amitié, ils convinrent, par un serment solennel, de ne s’abandonner ni à la vie ni à la mort. Asweith mourut le premier et, suivant leur accord, Asmund, après avoir enseveli son ami, avec son chien et son cheval, dans une grande caverne, y porta des provisions pour une année et s’enferma dans ce tombeau. ”
Alexandre Afanassiev,
Contes secrets Russes
“ L’OURS ET LA PAYSANNE Une paysanne labourait dans un champ ; un ours la vit et se dit : « Penser que pas une fois je n’ai engagé la lutte avec les femmes ! Sont-elles ou non plus fortes que les hommes ? J’ai déjà démoli assez de paysans, et je n’ai pas encore eu l’occasion d’avoir affaire aux femmes. » Il s’approche donc de la paysanne et lui dit : « Laisse-moi lutter avec toi ! — Et si tu me déchires quelque chose, Michel Ivanovitch ? — Eh bien ! en ce cas, je t’apporterai une ruche de miel. — Soit, luttons ! » L’ours saisit la femme dans ses pattes et la jette sur le sol. ”
Isidore Lebeau, Notice sur les événements dont Avesnes a été le théâtre en 1814 et en 1815 (1859)
“ Des vingt-quatre conscrits dont la garnison se composait la veille, treize avaient déserté dans la nuit, les onze autres s'étaient cachés ou dispersés. Un tambour seul faisait le tour des remparts, en battant le rappel. Vers le milieu de la matinée, on vit les hauteurs qui dominent Avesnes, au nord, se garnir d'une cavalerie formidable rangée en haie et décrivant un demi-cercle. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Depuis cette révolution, le pays d’Asbini qu’occupaient les Ezieps, après l’avoir obtenu des Vétères, et la rivière du même nom, étant passés entre les mains des Issinois, ont pris le nom d’Issini, de leurs nouveaux possesseurs ; et l’ancien territoire des Issinois, qu’on nomme encore le Grand-Issini, pour le distinguer de l’autre, dont il n’est éloigné que de dix lieues, est demeuré sans habitans. On voit que ces peuplades nègres ont été souvent refoulées les unes sur les autres, et qu’un même lieu a souvent changé d’habitans comme autrefois notre Europe. ”
Joseph-Arthur de Gobineau,
Nouvelles asiatiques
“ Ce qui est surtout remarquable et semble sortir de toutes les règles, c’est que ces paysans, ces paysannes, ces malheureux et ces malheureuses sont doués d’une distinction et d’une grâce extrêmes ; leurs mains sont charmantes, leurs pieds sont adorables ; la forme, les attaches, tout en est parfait, et l’on peut s’imaginer à quel point est pondérée et juste la démarche de créatures qui n’ont pas un défaut dans leur construction. Assanoff était trop accoutumé à la vue des filles imérithiennes et gourielles pour en être aussi frappé que Moreno. ”
Avesnes, Contes pour lire au crépuscule
“ Comment diable avez-vous fait votre compte ?— Dame, m’sieu le comte, Firmin y voyait pas la croix. On a cru comme ça que c’était le premier chemin à droite !— Bougre d’âne ! un endroit où vous êtes venu plus de dix fois ces jours-ci ! Tournez. Ensuite sur la route vous prendrez à gauche et vous filerez jusqu’au village. Puis tout droit ! à cinq cents mètres, vous tombez sur la porterie du Vautrait. Et ne recommencez pas votre farce, parce que je ne rirais pas, moi, vous savez !Il rentra dans l’omnibus claquant la portière et criant :— L’animal ! ”
Alexandre Afanassiev,
Contes secrets Russes
“ « Écoute ! » fit la dame, s’adressant au laquais. — « Que voulez-vous, madame ? — Qu’est-ce que c’est que cela ? » Le laquais, dans la circonstance, ne manqua pas de tact. — « Cela, » répondit-il, « voici ce que c’est : par-dessous ce doit être quelque parente, une sœur ou une tante, et par-dessus, un frère ou un neveu : il est malade et elle le ramène chez elle. — Oui, oui, c’est cela ! » dit la dame, et elle se mit à rire. Chemin faisant, on rencontra un autre troupeau, celui-ci composé de bêtes à cornes ; un taureau était en train de saillir une vache. ”
Avesnes, Contes pour lire au crépuscule
“ Une dizaine de « boutres », bateaux arabes à mines de caravelles, se balançaient dans le port. Une populace en haillons gesticulait sur le quai.Lefort cria au second, M. de Raimondis, debout à son poste sur l’avant :— Est-on paré à mouiller ?— Oui, commandant. Combien de maillons ?Levant l’index et le médius, Lefort fit signe pour deux, puis, saisi soudain d’un accès de fureur, il rugit :— Mais qu’attend-on pour sonder, bon Dieu ? Il faudrait tout leur dire à ces bougres-là ! Ils vous fouteraient au sec en gardant le bec en l’air comme des carpes qui ont soif. Va-t-on sonder, quoi ! ”
Frédéric Ozanam,
Œuvres complètes de Frédéric Ozanam…
“ Paganisme et barbarie des Austrasiens. Les tribus austrasiennes étaient restées entre la Somme et le Rhin, sur un territoire sillonné par les invasions, dans le voisinage de la Germanie, là où elles se recrutaient là se conservaient les habitudes militaires de la conquête, et le souvenir des forêts natales. Il ne faut pas croire que tous les Francs eussent accompagné Clovis au baptême : longtemps encore on vit à sa table les adorateurs d’Odin s’asseoir à côté des évêques et des moines. ”
Oscar de Poli,
Essai d'Introduction à l'Histoire Généalogique
“ Les treize fils aînés de Gervais Auvé et de Guillemette de Vendôme meurent à Azincourt [23] . Et voilà comme 25 quoi les Nobles n'avaient d'autre peine que celle de naître! Ils avaient bien aussi celle de mourir, et de se ruiner, ces hommes atteints de l'incurable folie de l'honneur, comme les croisés aliénant leurs terres pour aller au secours de la Terre-Sainte, comme les ducs de Berry et de Bourbon [24] vendant leurs domaines pour aller au secours du Roi, comme La Feuillade volant au secours de Candie avec trois cents gentilshommes équipés à ses frais. ”
Jacques Demogeot, Etudes historiques et littéraire sur Ausone (1838)
“ Mais quels sont ces peuples qui menacent l'empire d'une ruine prochaine ? Ils sont peu connus d' Ausone : sans rien nous apprendre sur la diversité de leur origine, il nomme confusément et la race scythique, les Huns et les Alains ; et la race germanique, les Francs, les Suèves, les Goths, les Allemands ”
Pierre-Jean De Smet,
Voyages aux Montagnes Rocheuses
“ Nous rencontrâmes sur notre route un parti de guerre de quinze Assiniboins, qui revenaient d’une expédition infructueuse contre les Gros-ventres du Missouri. C’est dans ces sortes d’occasions que la rencontre des sauvages est principalement dangereuse. Retourner dans leur pays sans chevaux, sans prisonniers, sans chevelures, c’est pour eux le comble du déshonneur et de la honte : aussi nous montrèrent-ils beaucoup de mécontentement et leur regard n’avait rien que de sinistre. ”
Alexandre Afanassiev,
Contes secrets Russes
“ « Quel dur maître tu es ! Tu ne crains pas Dieu ; vois donc comme tu as mis le cheval en sueur ! Pourquoi laboures-tu si profond ? — Écoute, femme ! » répondit le paysan, dès que je suis arrivé dans le champ et que j’ai eu tracé mon premier sillon, j’ai déterré une cassette pleine d’argent ; mais le diable a alors amené un soldat : Si tu me donnes cet argent, m’a-t-il dit, tu trouveras autant de cassettes semblables que tu creuseras de sillons aujourd’hui. ”
Avesnes, Contes pour lire au crépuscule
“ Gabier de grand pont, va ! C’est moi qui te commande, entends-tu ? Rouspète un peu voir si j’te fais pas ton affaire !Les autres emboîtaient le pas derrière Lefort, guidé par Job. Ils contournèrent la ville. De temps en temps on entendait une détonation.— Ils tiennent toujours... allongez le pas, sans courir.Des groupes hostiles les dévisageaient, s’ouvraient pourtant sur leur passage en proférant des injures sourdes.Ils arrivèrent au campement des nomades. Des petites tentes au ras du sol semblaient de véritables tanières. De vieilles femmes sans voiles montraient leurs visages hideux. ”
Isidore Lebeau, Précis de l'histoire d'Avesnes (1836)
“ La tranquillité dont jouit Avesnes durant ce long règne et le suivant, ne fut troublée que par de futils démêlés , des prétentions frivoles, de petites rivalités., des tracasseries mesquines aujourd'hui sans intérêt. Qu'importe à la génération ,j>résente que les. chanoines aient été condamnés par arrêt à céder une partie de leurs stales a des officiers pour qui ces sièges n'avaient pas été préparés, mais qui s'étaient montrés assez habiles pour trouver dans une simple politesse les fondemens d'une prérogative ? ”
Amédée Thierry,
La Littérature profane en Gaule au IVe siècle…
“ Rassasié d’honneurs et déjà vieux, Ausone ne songea plus qu’à couler doucement ses dernières années dans sa patrie, au milieu des siens. Il regagna, plein de ravissement, sa chère Aquitaine et « ce sol natal où le ciel est clément, la terre fertile, le printemps si long ; les hivers si courts ! » D’affreuses catastrophes ne tardèrent pas à troubler son repos. La nouvelle lui parvint coup sur coup que Gratien n’était plus auguste, qu’un soldat révolté, Clemens Maximus, l’avait en cinq jours chassé du trône, enfin que le fils de Valentinien avait teint de son sang la pourpre du tyran usurpateur. ”
François Mazelin, Saint Aubin, évêque d'Angers : sa vie… (1871)
“ Dans l'antique pays des Sabins, sur un de ces sommets détachés de la chaîne des Apennins, vit un pauvre solitaire, inconnu, exclusivement livré aux exercices de la pénitence et de l'oraison, et c'est ce solitaire qui va créer là un foyer de vie surnaturelle, dont l'Europe resplendira pendant dix siècles. ”
Avesnes, Contes pour lire au crépuscule
“ Les femmes ? Il n’y en avait guère à l’évêché. Si, il y en avait deux, dont l’une, à vrai dire, ne comptait pas, étant une gouvernante qui aurait pu s’enrôler dans les dragons. Mais l’autre ? L’autre n’avait pas encore dix-huit ans.Anne-Charlotte de Corsen d’Anspach était la fille de ce baron de Corsen, ambassadeur en Saxe, qui était revenu ruiné par sa charge. Sa femme était morte en couches et lui, n’ayant pu obtenir de pension du Roi, atteint d’une fièvre quarte fort maussade, n’avait point tardé à la rejoindre. ”
“ Asaṅga. pour la satisfaire, tente un nouvel effort. Les temps sont favorables. L’Inde s’est ressaisie ; elle a dégagé de son anarchie chronique un grand empire national, sous la dynastie des Guptas. et maintenant, des apports étrangers qui l’avaient fécondée, elle dégage un art national, une littérature nationale. Un siècle classique s’ouvre. Et c’est aussi, si l’on peut dire, une doctrine nationale qu’Asaṅga vient lui offrir. Non qu’il répudie les influences du dehors ; né et formé au Gândhâra. il est en contact direct avec le monde iranien qu’une révolution religieuse agite et bouleverse. ”
Alexandre Afanassiev,
Contes secrets Russes
“ Ensuite il se remit à labourer, traça un sillon, n’y trouva rien, en traça un second et ne fut pas plus heureux. « Évidemment je n’enfonce pas assez le soc ! » pensa-t-il, et il creusa la terre plus profondément : le cheval avait grand peine à tirer le soc ! et toujours point de trésor. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ La troupe de Wilhelm IX traversait rapidement les groupes de traînards lorsqu’une main blanche et effilée entr’ouvrit les rideaux de la litière, auprès de laquelle chevauchait le duc, et une voix lui dit : — Wilhelm, j’ai soif. — Azenor a soif ! — reprit le croisé en arrêtant son cheval, et s’adressant à Gauthier-sans-Avoir : — Va vite chercher à boire pour ma maîtresse ; je connais l’impatience de toutes les soifs ! point ne faut laisser languir des lèvres qui demandent un frais breuvage ou un chaud baiser ! ”
Georges Ozaneaux, Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1835)
“ La vierge qui l'entend se relève tranquille : Sa main a fait briller le glaive de Joinville; Et déjà les Anglais s'arrêtent effrayés: Par un bras invisible ils semblent foudroyés. Suffolk a vu l'éclair glisser sous sa visière, Son cheval abattu roule dans la poussière; Il veut fuir, et ses pieds, qu'il invoque vingt fois, Se traînent lentement, fatigués de leur poids. Il se lève, il retombe : ainsi, dans un long rêve, L'esclave fugitif retombe et se relève. Il regarde : déjà la vierge a disparu. Vers le pont de Lombreuil sa bannière a couru. ”
Henri Pajon, Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques
“ Le roi alloit assurer cette aimable femme qu’il la défendroit lorsqu’on vit entrer ce mari furieux. Mais quelle fut la surprise du roi, quand il reconnut dans ce mari jaloux le vieux Savantivane, qui l’avoit conduit à Azinie & quel fut l’étonnement de Savantivane quand il vit que celui qu’il avoit reçu chez lui, étoit le roi des Soliniens ! Dans cette situation, ce fut le roi qui parla le premier. Approchez-vous, dit-il en riant venez mon cher Savantivane, que je vous embrasse. Quoi ! vous ferez-vous toujours de mauvaises affaires dans tous les lieux que vous habiterez ? ”
