Alexandre Afanassiev,
Contes secrets Russes
“ En vue de cette éventualité, il prit une grande auge, la plaça sur une tablette et se mit dedans. « Que l’inondation se produise, » pensa-t-il, « l’auge flottera sur l’eau. » Le Tsigane se coucha sur le foyer du poêle, la tête dans les cendres ; le moujik s’étendit sur le banc qui était devant la table ; quant à l’ouvrier du pope, il prit place sur un escabeau, tout près de la fenêtre. À peine couchés, les voyageurs fermèrent l’œil. Seul, l’ouvrier ne s’endormit pas ; il entendit quelqu’un s’approcher de la fenêtre, puis il perçut les mots : « Ouvre, mon âme ! » ”

