Konstantin Stoyanovitch, Les tsiganes : leur ordre social (1974)
“ Le contrevenant, femme ou homme, s'expose à la plus sévère sanction que connaisse cette société : le bannissement hors de son giron, ce qui, pour un Tsigane, équivaut à la mort. Il s'agit là d'un des principaux tabous du peuple (et de la société) tsigane. Sa raison d'être réside sans doute dans le souci de préserver la pureté du sang tribal et par là même celle de l'ethnicité tsigane. Mais là encore, il s'agit assurément du mépris des gadjé : en épouser un, c'est l'aimer, c'est s'ouvrir à lui, se faire connaître par lui, alors qu'il en est indigne, n'ayant pas la plénitude humaine. ”
