Stanislas-Jean de Boufflers, Lettres du chevalier de Boufflers à la comtesse de Sabran (1891)
“ Jurez-moi encore, chère enfant, que vous ne vous refroidirez jamais. Je crains madame d'Andlau et la comtesse Jules. On va vous dissiper et vous enlever à toutes vos occupations solitaires; c'est à ces occupations que je dois le peu d'intimité qu'il y a entre vous et moi. On me reproche d'aimer les anciens avec trop de passion ; c'est à Sénèque, à Stace, à Ovide, à Plutarque, que je dois mes plus heureux moments. Les gens qui vont vous entourer auront moins d'esprit et me feront plus de tort. Non, ma bonne sœur, je ne veux pas le croire, car cette pensée empoisonnerait ma vie. ”
