Laure et Alonze . Nouvelle. Suivie de poésies légères (1823)
“ MÉRICOURS, ZULMÉ. Hâtons-nous d'aimer et de vivre, Rien ne nous rend la saison des amours ; Qui sait si le jour qui va suivre, Ne sera pas le dernier de nos jours. Méricours et Zulmé avaient cesse leurs chants ; les cordes de la harpe résonnaient encore ; le son touchant de leurs voix mêlé à leurs accords ennivrans , remuait longtemps , après qu'ils ne chantaient plus, et agitait l'âme d'un charme voluptueux. Méricours se trouvait aux pieds de sa maîtresse ; dans ses yeux pleins de tendresse et de feu , elle lisait le gage assuré de cet amour qu'elle savait si bien inspirer. ”
