Résumé

Laure et Alonze . Nouvelle. Suivie de poésies légères (1823)

MÉRICOURS, ZULMÉ.
Hâtons-nous d'aimer et de vivre, Rien ne nous rend la saison des amours ;
Qui sait si le jour qui va suivre, Ne sera pas le dernier de nos jours.
Méricours et Zulmé avaient cesse leurs chants ; les cordes de la harpe résonnaient encore ; le son touchant de leurs voix mêlé à leurs accords ennivrans , remuait longtemps , après qu'ils ne chantaient plus, et agitait l'âme d'un charme voluptueux.
Méricours se trouvait aux pieds de sa maîtresse ; dans ses yeux pleins de tendresse et de feu , elle lisait le gage assuré de cet amour qu'elle savait si bien inspirer.
Source : Gallica

Laure et Alonze . Nouvelle. Suivie de poésies légères (1823)

Alonze avait raison.
Se venger d'un époux, c'est vengeance facile, Alors qu'amour nous aide et nous conduit; Mais s'en venger dès la première nuit, Le trait me parait fort habile.
Alonze invité au bal, au festin, s'y montra joyeux et content ; il semblait qu'on n'eût fait la noce que pour lui. Il regardait Laure sans attention et comme indifférent , l'évitant quand il ne songeait qu'à elle, ne lui ayant adressé qu'un mot, quand il pouvait lui parler sans cesse. A ce mot, Laure avait baissé les yeux en rougissant,
et sa main timide avait doucement pressé celle de son ami
Source : Gallica

Laure et Alonze . Nouvelle. Suivie de poésies légères (1823)

Le chagrin passe avec les jours , Plus de plaisir suit les peines cruelles; On ne voit point de douleurs éternelles, On ne voit point d'éternelles amours. «
» J'aimais; ma légère maîtresse Me quitte et me fuit un beau jour; Pour ne pas mourir de tristesse, Vîte , je fis un autre amour.
Savoir aimer , changer comme elles , Du bonheur voilà le secret; Un amant aimable et discret, Réussit toujours près des belles.
Source : Gallica

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