Hector Berlioz,
Le Retour à la Vie
“ CHANT ET ORCHESTRE. « O mon bonheur ! ma vie ! mon être tout entier ! mon dieu ! mon univers ! est-il auprès de toi quelque bien que j’envie ? Je te vois, tu souris, les cieux me sont ouverts ! L’ivresse de l’amour est presqu’une souffrance ; ce tendre abattement est plus délicieux ! Oh ! penche un seul instant cette tête charmante ; viens ma belle adorée sur mon cœur éperdu viens rendre ce baiser. » (Il demeure quelques instans dans ses pensées, pendant que l’orchestre continue.) (Parlé.) Oh ! que ne puis-je la trouver, cette Juliette, cette Ophélie, que mon cœur appelle ! ”
