George de Monbrison, Un Gascon au XVIe siècle - Le premier duc d’Épernon
“ L’orgueil l’emporte désormais, même sur l’ambition, cette autre tyrannie de son âme. Il n’en faut pas davantage pour que vous le voyiez sacrifier l’intérêt à l’honneur. L’honneur va devenir le but et comme la visée suprême de cette existence avide de gloire, jalouse de se faire une place à part et au-dessus de toute rivalité. D’Épernon avait bien jugé ses contemporains : dans cette voie, il n’avait guère d’émules à redouter, et les défaites de l’ambition pouvaient trouver là de nobles revanches. Telle est sûrement l’explication de ses généreux procédés avec Marie de Médicis. ”
