Résumé

Portrait de Guillaume Alfred Heinrich Guillaume Alfred Heinrich Le Parcival de Wolfram d'Eschenbach et la légende du Saint-Graal… (1855)

« Le nom de Femme, s'écrie Reinmar le jeune, est un nom pur et saint, aussi doux à proférer qu'à entendre ; il est le bienvenu à mes oreilles. Je te salue, ô nom vénéré, qui ramènes au bien celui qui s'égare; nul homme ne pourrait épuiser tes louanges; celui que tu inspires est heureux, et pour lui la vie n'a rien d'amer. C'est toi qui donnes du courage au monde, quand me donneras-tu un peu de joie (1) ? » Cette strophe de Reinmar est comme l'abrégé du Parcival de Wolfram d'Eschenbach. Ainsi, un même sentiment vivifie l'ode et la légende
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Alfred Heinrich Guillaume Alfred Heinrich Le Parcival de Wolfram d'Eschenbach et la légende du Saint-Graal… (1855)

La persévérance de ce sentiment dans son âme sera la condition de son retour au bien ; car tout n'est point perdu pour une âme capable encore d'aimer. Le poème de Wolfram est en cela une expression plus fidèle de la vraie tradition chevaleresque que Je Perceval français, où Blanchefleur devient un obstacle pour le héros. Condviramur, au contraire, séparée de Parcival pendant qu'il est indigne d'elle, le retrouve quand son repentir et ses exploits l'ont fait appeler à la royauté du Saint Graal ; le bonheur dans l'amour est la récompense de sa vertu, et s'ajoute au bonheur de la foi recouvrée.
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Alfred Heinrich Guillaume Alfred Heinrich Le Parcival de Wolfram d'Eschenbach et la légende du Saint-Graal… (1855)

Le coeur de Parcival n'était pas demeuré insensible à ses charmes, et ainsi se conclut cette union sans aucun des incidents romanesques qu'un conteur plus moderne y eût mêlés. Tel est l'esprit de Wolfram : l'amour étrange et romanesque répugnait à ce caractère simple et droit. Il n'est pas exempt de ce goût pour les aventures qui domine tous les romans du moyen âge. Il se plaît à compliquer sa légende, à rattacher entre eux les personnages même secondaires de son poème par d'obscures généalogies ; mais dès qu'il s'agit de la vie de famille, de la pureté des moeurs, il devient naturel et vrai
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature