“ Dans les recueils du Livre Rouge et du Livre Blanc, il n’apparaît comme pluriel de Mabinogi qu’à la fin de la branche de Pwyll et il est dû vraisemblablement à une faute du scribe. Le singulier mabinogi comprend en effet les quatre romans ou branches de Pwyll, Branwen, Manawyddan, Math : à la fin des trois derniers, on n’a, dans la même formule, que le singulier mabinogi. Ce qui de plus achève de dénoncer une faute de scribe dans le pluriel, c’est qu’en tête de Pwyll où il se trouve, on lit : Llyma dechreu mabinogi : « Voici le commencement du Mabinogi [18] . » ”
Mabinogi
Définition et enjeux
Citations sur “Mabinogi”
Guillaume Alfred Heinrich,
Le Parcival de Wolfram d'Eschenbach et la légende du Saint-Graal…
(1855)
“ Dans le Mabinogi de Pérédur il s'agissait simplement de venger, sur les sorcières de Kerloiou, la mort de l'un des cousins du héros. Une légende pieuse est venue s'ajouter à cette tradition ; mais elle n'a pas entièrement changé le conte gallois : la mort de Pertiniax est encore la condition essentielle de la guérison du Roi Pêcheur. Le Perceval français sert ainsi de transition entre le Mabinogi de Pérédur et le Parcival de Wolfram, où l'élément religieux domine et a effacé tout souvenir de vengeance privée (I) . ”
“ Si le caractère mythique est encore à la rigueur, parfois reconnaissable dans le Mabinogi, si la comparaison avec l’épopée irlandaise et certains traits particuliers permettent de reconnaître dans quelques personnages de ce groupe des dieux ou demi-dieux vieux celtiques, les héros sont des hommes au même titre qu’Owen, Peredur ou Gereint, vivant comme eux dans un monde à moitié surnaturel. ”
“ Au point de vue littéraire, Kulhwch est hors pair. Il dépasse en intérêt aussi bien le Mabinogi que les trois romans d’Olwen et Lunet, Peredur, Gereint et Enid, par la variété des épisodes, le merveilleux des aventures, le coloris des descriptions et surtout par la poésie de la langue. L’expression est poétique et vigoureuse ; la construction plus souple, plus nerveuse, moins alourdie de liaisons surtout que dans les romans d’origine française. Il mérite l’attention aussi au point de vue de la composition. C’est le plus considérable des romans purement gallois ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ C’est une assemblée incohérente de personnages disparates, d’êtres fantastiques et surnaturels, pris de droite et de gauche dans des traditions de toute espèce, et groupés artificiellement autour du héros national devenu surtout un personnage de féerie. C’est là ce qui constitue l’originalité propre de ce roman et lui donne une place intermédiaire entre le Mabinogi et les romans français. Tous les cycles sont mis à contribution et mêlés au profit d’Arthur. Aucun personnage historique du xiie siècle n’y apparaît, ce qui n’est pas le cas, comme nous l’avons vu, pour le Songe de Ronabwy. ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ Il ne viendra jamais avec toi de bon gré ; l’y contraindre, tu ne le pourrais pas. » ― « Si toi, tu le crois difficile, pour moi, c’est chose facile. » ― « Si tu l’obtiens, il y a une chose que tu n’obtiendras pas : que Gevannon Govannon, v. p. 192, note 2. [Mabinogi de Math, note à Govannon] . , fils de Don, vienne au bord des sillons pour débarrasser le fer. Il ne travaille jamais volontairement que pour un roi véritable ; le contraindre, tu ne le pourrais pas. » – « C’est pour moi chose facile. » ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ Les traditions populaires qui en forment la partie essentielle sont incontestablement anciennes et bien antérieures à l’époque de la composition. Kulhwch et Olwen occupent une place à part et proéminente à certains points de vue parmi nos récits. Ce qui frappe tout d’abord quand on les compare au Mabinogi, c’est que, comme dans le songe de Ronabwy, Arthur est la figure dominante : c’est à lui qu’on a recours ; c’est lui qui par son pouvoir, appuyé sur des guerriers et serviteurs aussi remarquables par leurs pouvoirs magiques que par leur audace, mène à bien la plus difficile des quêtes. ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ Ils examinèrent le terrain à l’endroit où avaient eu lieu les batailles ; il y trouvèrent tant d’or et d’argent qu’ils devinrent riches [56] . Voilà comment se termine cette branche du Mabinogi, traitant de la cause du soufflet donné à Branwen, le troisième des funestes soufflets donnés dans cette île ; de la réception de Bran quand il alla en Iwerddon avec les troupes des cent cinquante-quatre pays punir le soufflet de Branwen ; du souper à Harddlech pendant sept années ; du chant des oiseaux de Riannon, et de l’hospitalité de la tête comprenant quatre-vingt ans. ”
Charles de La Lande de Calan, Les Personnages de l'épopée romane (1900)
“ Amile est de plus le héros d'un poème, qui, sauf le bref récit de ses luttes contre Gombaud, Bérard et Nevelon, auquel j'ai déjà fait allusion, n'a pas le caractère épique et se compose en réalité de deux contes populaires joints ensemble. Le premier est celui dont on trouve la forme mythologique dans le mabinogi gallois de Pwyll. Un dieu a une mauvaise querelle avec un dieu voisin ; il lui faut, pour triompher, se faire remplacer par un autre. ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ Le dieu Gwynn, fils de Nudd, joue donc le même rôle en Galles que Núada et les Túatha Dé Danann en Irlande. Chez certains poètes, Gwynn n’a pas ce caractère diabolique ; c’est un héros comme beaucoup d’autres ; Gwynn est descendu au rang des hommes. Dans le Livre noir, 55, XXXIII, il se donne comme l’amant de Kreurdilat, fille de Lludd ; il a assisté à beaucoup de batailles, à la mort de beaucoup de héros. Notre Mabinogi concilie la légende chrétienne et païenne. ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ D’après les Triades du Livre rouge (Mab., p. 300, 1 ; 306, 9) , Arthur aurait été trois nuits dans cette prison avec Llyr Lledyeith, Mabon, fils de Modron, et Geir, fils de Geiryoed ; il aurait été délivré par Goreu, fils de Kustennin, son cousin. Nous retrouvons plusieurs de ces personnages dans notre mabinogi. Les noms des prisonniers diffèrent, p. 306 (v. plus bas à propos de Modron) . Le sens de oeth et anoeth ici n’est pas sûr. La terre oeth est une terre cultivée et boisée ; la terre anoeth est une terre inculte (Iolo mss., p. 189 ; cf. Silv. Evans, Welsh Dict.) ”
“ C’est ainsi que les États de Pwyll ne comprennent que sept cantrevs ; or si Dyvet n’en avait que sept au xiie siècle, comme le dit Giraldus Cambrensis (Hin., 1. 12 ; Cf. Cynddelw, Myv, Arch. 166. 1 : seith beu Dyved) [50] , au xiiie, il en comptait huit (Myv. Arch., p. 737) . Le Mabinogi de Math ab Mathonwy attribue sept cantrevs à Morganhwc (Glamorgan) , auquel la Myv. arch. n’en donne que quatre (Myv. Arch., p. 747) . Or, c’est exactement l’étendue du royaume de Iestin ab Gwrgant, qui régna de 1083 à 1091 (voir plus bas, traduction) . ”
“ Dans l’épopée irlandaise le bouclier dans le combat mugit. V. J. Loth. Revue celt. 1911 : Le bouclier de Tristan. ↑ Voir la note à Branwen, et le Mabinogi de Math. ↑ Ynys y Kedyrn, « l’île des Forts. » Ce nom revient souvent dans les Mabinogion, et semble ailleurs d’un emploi assez rare. Suivant une triade (Myv. arch., p. 400, 1) , l’île a porté trois noms : celui de Clas Merddin avant d’être habitée ; celui de Y vel ynys, « l’île de miel », après, et enfin, le nom de Ynys Prydein, après sa conquête par Prydain ab Aedd mawr. ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ Les romans gallois ont été sans doute mis par écrit par les bardes dont la poésie témoigne de la culture la plus savante et la plus raffinée. Poétique, colorée, remarquablement imagée dans l’expression, la langue des Mabinogion est d’une trame plus lâche, d’un style moins nerveux, et moins rigoureux dans l’expression que la langue des Lois [2] rédigée au xe siècle, mais conservée dans des manuscrits du xiie et du xiiie siècle ; l’enchaînement des propositions est moins varié et moins savant ”
T. A. Joyce, Notes ethnographiques sur des populations habitant les bassins du Kasai et du Kwango oriental… (1922)
“ Les Bapindi sont élancés mais robustes, nerveux et énergiques, — en fait, leur physique ressemble à celui des Bambala méridionaux auxquels ils ont emprunté un grand nombre de points de leurs civilisation. Ils sont braves et guerriers, et ne supportent aucune insulte de qui que ce soit, noir ou blanc. Ils sont élégants dans leur habillement, leurs villages sont bien tenus et propres ; les hommes sont bons chasseurs et regardent comme inférieure à leur dignité toute autre occupation que la guerre. ”
A. de Calonne Beaufaict, Études Bakango : notes de sociologie coloniale (1912)
“ E Djabir à Bima, la forêt équatoriale s'étend non seulement jusqu'aux bords mêmes de l'Uelé, mais le plus souvent envahit la rive droite. L'Ababua (Mongingita ou Mobati) qui l'habite peut donc s'installer à proximité immédiate de la rivière. Sa présence semble influencer les pêcheurs. Elle pourrait notamment expliquer la moindre différenciation linguistique des Bakango d'aval. De même voyons-nous que du rapide Mokwangu à Kengo les insulaires (qui se dénomment, du reste, Abasango) s'abritent dans la hutte des Mobengé, de Kengo à Bima dans la « bôrôsô » Ababua (1) . ”
T. A. Joyce, Notes ethnographiques sur des populations habitant les bassins du Kasai et du Kwango oriental… (1922)
“ Au nord, ils sont en contact avec les Bapende, les Bayanzi, les Badinga, les Bahuana, et les Bambala, à l'ouest et au sud-ouest, avec les Bambala du sud, les Bapindi et les Bakwese, au sud avec les Bapende et les Bakongo. C'est un peuple aimable, mais très timide, et, pour cette raison, il est très difficile, — en fait, presque impossible, — d'obtenir des informations sur leurs coutumes, et de se faire une opinion de leurs facultés intellectuelles. Aussitôt que l'on tente de détourner la conversation des questions commerciales, ils deviennent soupçonneux et refusent de parler. ”
“ Ce ne sont plus que des moignons racornis : eh bien, depuis ce temps jusqu’aujourd’hui, je n’ai jamais entendu parler de l’homme que vous demandez. Je serai cependant votre guide, à vous, messagers d’Arthur, jusqu’auprès de l’animal le plus vieux de ce monde et celui qui circule le plus, l’aigle de Gwernabwy. » Gwrhyr dit : « Aigle de Gwernabwy, nous, messagers d’Arthur, nous sommes venus vers toi pour te demander si tu sais quelque chose au sujet de Mabon, fils de Modron qui a été enlevé à sa mère, la troisième nuit de sa naissance. » ”
“ « As-tu espoir d’être relâché pour or, pour argent, pour des richesses de ce monde, ou seulement par combat et bataille ? » ― « On ne peut s’attendre à m’avoir que par combat. » Ils s’en allèrent et retournèrent près d’Arthur auquel ils apprirent où Mabon, fils de Modron, était en prison. Arthur convoqua les guerriers de cette île et s’avança jusqu’à Kaer Loyw ou Mabon était emprisonné. Kei et Bedwyr montèrent sur les épaules du poisson et, pendant que les soldats d’Arthur attaquaient le château, Kei fit une brèche aux parois de la prison et enleva le prisonnier sur son dos. ”
A. de Calonne Beaufaict, Études Bakango : notes de sociologie coloniale (1912)
“ Il n'est jamais situé à proximité immédiate des villages; c'est une simple rive déboisée (1) . Tantôt, tous les pêcheurs qui s'y rendent appartiennent à un seul groupe social, à la même étina. D'autre fois, le lieu de réunion est commun à des étina différentes, tel Mendiba qui sert aux hommes de Baminoro et à ceux de Yambwa, et Mambasu où viennent simultanément ceux de Bamusungu et d'Angodia. Dès le matin, venant de plusieurs heures de marche, les femmes Ababua déposent leurs régimes sur la berge. Le Mokango se rend toujours au marché en pirogue, n'eût-il que quelque cent mètres à parcourir ”
G. Tellier, Autour de Kita, étude soudanaise (1902)
“ Partez de Kologué pour aller à Mambiri : vous voyagez dans une petite gorge sauvage, encombrée d'énormes blocs de pierres, résultat de vastes écroulements. Arrivé au bout, force est bien d'escalader la hauteur, car il n'y a pas d'issue ; le sentier, juste large de 50 centimètres, comme tous les chemins indigènes, serpente au milieu des éboulis, contourne un arbre ici, un rocher par là, un peu plus loin une touffe de bambous. Pour le cavalier, le plus court moyen est de mettre pied à terre, de se faufiler comme il peut, et de laisser le cheval se tirer d'affaire tout seul. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ D’où venaient ces Bammana ? Le docteur Quintin dit qu’ils viennent du Torong d’après la tradition ; c’est ce qu’on nous a appris aussi ; mais là où nous différons d’avis, c’est que nous pensons que les Bammana habitaient déjà depuis de longues années des régions beaucoup plus rapprochées du Ségou que le Torong, et qu’on les trouvait aussi nombreux qu’aujourd’hui dans le Baninko, le Bolé, le Ganadougou et le nord de l’empire de Samory [77] . Le docteur Quintin ajoute que c’est pour la seconde fois qu’ils fuyaient l’Islam. ”
T. A. Joyce, Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba… (1910)
“ Le lieu où il s'arrête est soigneusement fouillé et on est sûr de trouver un morceau de bois ou quelque plante dans le sol, qu'on dit être le mal ; on les brûle et les cendres sont aspergées par l'Imbamba d'un philtre qui rend sans effet l'incantation. Parmi les Bangongo le magicien appelé Phengu semble plus ou moins correspondre à l'Imbamba. Le Phengu donne à l'homme la préparation magique qui fait du mal à un ennemi et qui doit être enterrée dans un chemin. ”
Claudius Madrolle,
En Guinée (2e édition)
(1895)
“ En quittant Bambaya, nous prîmes d'abord une direction sud-ouest jusqu'au village de Dara Magnaki, lieu habité le plus propre et le plus coquet que j'aie rencontré en pays foulah. De là, on passe dans le bassin du Pongo et en pays soussou. Ici, les villages sont propres et vastes, les maisons sont en terre et plus agréables à habiter, et les habitants plus commerçants et moins rebelles à nos moeurs. Dans les maisons on voit des étoffes et des objets européens : on est alors chez un peuple qui a l'habitude de fréquenter nos comptoirs. ”
Urbainie Faydit de Terssac, À travers l’Inde en automobile
“ Puis, l’on est tout surpris d’apprendre que ce bengali, apôtre militant de tous les progrès, n’est qu’un scribe, un paperassier, une centième roue au chariot administratif ; l’incarnation la plus inutile et la plus déplaisante d’une éducation primaire réussie. Jadis, les babous étudiaient à fond le sanscrit ; la majorité, étant de caste brahmaniale, approfondissait les védas pour les expliquer à des disciples studieux et déférents : ils avaient les vices et les vertus de leurs dieux ; aujourd’hui, ils n’imitent plus que les hommes. ”
A. de Calonne Beaufaict, Études Bakango : notes de sociologie coloniale (1912)
“ On devine dans les îles, sur les ohenaux ombreux, une humanité joyeuse, active, énergique; ce sont les Bakango, les pêcheurs inlassables, les pagayeurs adroits et courageux, les Hommes de l'Eau. Le Mokango est si intimement rattaché à ce milieu, qu'il en semble le symbole. L'Européen que les hasards de la vie ont éloignés à tout jamais de l'Uelé, ne peut évoquer le souvenir mélancolique de la vieille rivière sans que ne résonnent à son oreille les cadences mineures que chantent les piroguiers. ”
Colonel Baratier, Revue des Deux Mondes tome 21, 1914
“ Il n’est pas seulement Mabiala Minganga, Mabiala le Grand, il est le grand féticheur, celui qui parle avec les esprits. Sa puissance deviendra une puissance surnaturelle ; tous les fétiches alignés devant sa caverne auront suffi à mettre les blancs en fuite ! J’examine le ravin, la position des sentinelles qui se trouvent du côté où Mabiala aurait pu fuir ; il est possible en effet qu’elles ne l’aient pas vu se sauver. Le feu est descendu de la hauteur, il va gagner le ravin. Je donne l’ordre aux tirailleurs de couper les herbes autour d’eux. ”
J. Machat, Documents sur les établissements français de l'Afrique Occidentale au XVIIIe siècle… (1906)
“ VOYAGES DANS LA FALEME ET LE BAMBOUK 27 même des girafes (1) . Le sol y est fertile et bien cultivé (notamment en céréales et en indigo) . Les habitants forment 3 classes : 1° « les marabouts, indépendants des rois, et ne relevant que d'un grand marabout qui fait sa résidence à « Gongnour » (2) : ce sont les commerçants et les négociants...; ils vont au Bambarena et conduisent les captifs qu'ils y traitent en Galam et en Gambie » ; 2° sous la dépendance du roi de « Kaignou » (Médine) , des nègres, « qui se regardent comme nobles » ; 3° « d'autres qui sont artisans ». ”
