A. de Calonne Beaufaict

Résumé

A. de Calonne Beaufaict Études Bakango : notes de sociologie coloniale (1912)

PLANCHE III.
craint la forêt obscure et ne se plaît qu'à épier la vie fluviatile innombrable sous la surface claire de la rivière.
Au-dessus des rapides de Sakosa, des pirogues de pêcheurs se sont groupés, en un cercle de conversation.
Dans l'une d'elles, un gamin, si petit encore que par-dessus le bordage de l'embarcation, il peut à peine laisser traîner les doigts au fil de l'eau. Pendant la pêche, il a eu peur et tous se moquent de lui: « Petit poltron! Que fais-tu sur l'eau; pourquoi n'es-tu pas à la rive avec les femmes; c'est là ta place. »
Source : Gallica

A. de Calonne Beaufaict Études Bakango : notes de sociologie coloniale (1912)

On devine dans les îles, sur les ohenaux ombreux, une humanité joyeuse, active, énergique; ce sont les Bakango, les pêcheurs inlassables, les pagayeurs adroits et courageux, les Hommes de l'Eau.
Le Mokango est si intimement rattaché à ce milieu, qu'il en semble le symbole. L'Européen que les hasards de la vie ont éloignés à tout jamais de l'Uelé, ne peut évoquer le souvenir mélancolique de la vieille rivière sans que ne résonnent à son oreille les cadences mineures que chantent les piroguiers.
Source : Gallica

A. de Calonne Beaufaict Études Bakango : notes de sociologie coloniale (1912)

A la joie du travail rythmique se mêle l'émerveillement d'une volonté accomplie. Et de toutes les poitrines jaillit avec fierté le vieil hymne bien connu « Uelé, Uelé, ton courant est rapide, Uelé, Uelé, ton courant est puissant ».
Cette impression de gaîté, de vigueur et de bonhomie règne sur toute l'activité des Bakango; il semblerait qu'ils ont presque conscience de cette notion à laquelle l'esprit nègre est généralement impénétrable: le « Sport ».
Source : Gallica

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