De la Jonquière

Résumé

De la Jonquière Revue des Deux Mondes

Les principes de l’économie politique n’étaient pas encore codifiés comme de nos jours ; mais la vérité était alors, comme elle l’est aujourd’hui, qu’aucune nation ne peut vivre séparée des autres. Si plusieurs s’étaient réunies contre l’Angleterre pour la priver de tout trafic et de tout commerce en fermant leurs ports comme le proposait Castillon, et comme au commencement de notre siècle tenta de l’exécuter Napoléon, cette puissance aurait été atteinte dans la source de sa richesse et frappée mortellement.
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Quand il avait fait solliciter Henri de conclure un traité, il n’avait jamais pu obtenir ni réponse ni résolution, tant ce roi était « vacillant et indécis ; de penser que je veuille être continuellement en guerre avec l’empereur sans être aidé ni secouru de lui, et qu’en cela mon amitié lui soit profitable et la sienne me soit dommageable, c’est chose trop à mon désavantage, » écrivait-il à son ambassadeur, l’assurant, du reste, que, quelque traité qu’il fit, il ne manquerait pas d’observer la bonne amitié et la perpétuelle alliance existant entre lui et le roi d’Angleterre.
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Le roi très chrétien n’accueillit jamais cette proposition ; tout en ayant fait la paix avec son rival, il resta un allié fidèle pour l’Angleterre ; ce fut elle qui, la première, se détacha de la France quelques années plus tard et lui fit la guerre pour complaire à l’empereur. La paix de Crespy-en-Valois qui y mit fin, la plus honorable que la France ait conclue dans le XVIe siècle, fut l’œuvre de Du Bellay. Le traité de Nice, le mariage de Jacques Stuart et de Mme de Longueville avaient vivement mécontenté Henri, et s’il avait d’abord dissimulé sa mauvaise humeur avait fini par éclater.
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