Alphonse Ravenel

Élements biographiques

Alphonse Ravenel Souvenirs de Champigny : Carnet d'un soldat… (1882)

Vous êtes tous appelés à revêtir, pendant un certain temps, l'uniforme militaire; à votre intention, j'ai puisé dans ma mémoire et j'ai rassemblé plusieurs anecdotes du temps passé sous les drapeaux.
Mon désir est de vous montrer qu'un bon soldat, obéissant envers ses supérieurs, ferme envers ses inférieurs, dévoué et respectueux pour tous, quoique soumis à une discipline sans laquelle il n'est point d'armée possible, peut retrouver, sous le drapeau du régiment, beaucoup de cette vie de famille qu'il a quittée avec tant de chagrin.
Source : Gallica

Alphonse Ravenel Souvenirs de Champigny : Carnet d'un soldat… (1882)

Sans jamais avoir été fourrier, un sergent peut être nommé sergent-major; mais il n'en est pas de même pour le fourrier, qui doit, pendant trois mois au moins, faire le
service de sergent de subdivision, avant d'être demandé comme sergent-major d'une compagnie.
Ce stage, je fus appelé à l'accomplir à ma rentrée au corps ; par une heureuse diversion à la monotonie du chiffre, il contribua beaucoup à la guérison de mon spleen.
Le sergent commande à deux escouades; son service, d'ailleurs, est semblable à celui du caporal : gardes, plantons et semaine.
Source : Gallica

Alphonse Ravenel Souvenirs de Champigny : Carnet d'un soldat… (1882)

LE LIEUTENANT. Très bon. (Je raconte.) LE GÉNÉRAL (se tournant vers moi) . Préférez-vous rester au dépôt, vous allez passer caporal, ou préférez-vous partir?
MOI. Mon général, je préfère partir avec mes camarades.
LE GÉNÉRAL. Eh bien ! partez donc, et conduisez-vous bien là-bas !
La revue terminée, on forma le cercle. Le général, dans une courte allocution, nous rappela les sentiments qui doivent animer le soldat français : l'élan pour combattre, le sang-froid et l'obéissance, l'honnêté, la dignité dans le malheur et la générosité après la victoire.
Source : Gallica

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