Charles Élie

Élements biographiques

Charles Élie,  Marco le Bourbonnien. Tome 2 (1846)

“ Le reste de la reconnaissance se fit en silence. Les soldats marchaient attentifs, et le fusil armé ; leurs regards ardents plongeaient dans les sombres fourrés, avec un air d'attente pleine d'impatience ; ils s'attendaient à en voir sortir à tout moment leurs ennemis. Mais ils atteignirent la lisière du bois sans apercevoir l'ombre d'un Bourbonnien. — Ils revinrent sur leurs pas.
Quand ils furent près du défilé, ils s'arrêtèrent tous un instant, pour jeter les yeux à leur droite dans le bois. Le cadavre sanglant du hussard était toujours debout, attaché au tronc du châtaignier.
”
Source : Gallica

Charles Élie,  L'Officier bleu, par Charles Élie (1845)

“ Je ne suis qu'un pauvre diable de paysan, monsieur Grégori, mais n'espérez cependant pas me tromper avec vos airs étonnés. J'ai entendu M. le marquis parler de vous avec un autre noble; je sais que vous trahissez et pourquoi vous trahissez. Vous n'avez plus de confiance dans celui que l'on nomme l'Empereur, et vous tenez à conserver votre vie et votre fortune.
Un tressaillement avait agité un instant la physionomie de l'ancien républicain ; mais il fut si rapide, qu'il fallut toute l'attention de l'Homme-à-la-Haçhe pour le remarquer.
”
Source : Gallica

Charles Élie,  Marco le Bourbonnien. Tome 2 (1846)

“ Le comte s'éloignait toujours. Bientôt les paroles du proscrit, que le cercueil étouffait, n'arrivèrent plus qu'indistinctement à son oreille.
Au grincement de la porte se mêla un dernier cri de désespoir, et ce fut tout. »
Le marquis de Sau-Léo se Jut et garda un moment le silence; il attendait un signe de faiblesse du commandant Fabien. Le cercueil demeura muet; on n'entendait même plus le souffle du commandant.
« Et loi aussi, tu mourras, dit lentement le marquis. Comme le proscrit, lu mourras de faim !... Comprends-tu? mourir de faim ! »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature