Résumé

Histoire d'un norvégien racontée par lui-même (1878)

Le pilote jurait, blasphémait, contre la mer, contre la tempête, contre la pluie, contre les marins, contre la rude vie de navigateur... à la fin contre le bon Dieu. Ces éclats me faisaient beaucoup de peine. Il me semblait que, dans de pareilles circonstances, on devait prier, montrer du calme, faire tout le possible pour bien conduire le navire, et non se mettre en colère... Moi, je priais dans mon coeur ; du reste, j'étais tranquille et sans peur. Je me disais : si le bon Dieu veut que je meure, je mourrai ; mais non ; je dois faire le long séjour des six ans en Italie !
Source : Gallica

Histoire d'un norvégien racontée par lui-même (1878)

Au nom de la Providence, je me décidai à traverser l'Allemagne en quêteur, pour retourner en cette même qualité auprès de mes amis d'Italie. Oh, que j'étais bien devenu petit ! Que le Saint-Père avait bien fait jadis de m'exhorter à le devenir ! Pour être bon quêteur, il me fallait laisser de côté tout amour-propre ; il fallait effacer jusqu'au souvenir des temps et des charges passés. Le métier de quêteur est un vilain métier ; que ce soit pour l'amour du bon Dieu! Prenons courage,
humilions-nous, et mettons-nous sous l'égide de la Providence.
Source : Gallica

Histoire d'un norvégien racontée par lui-même (1878)

Je devenais éloquent, en faisant l'éloge des Normands. C'est un honneur pour eux de s'être si bien convertis à la foi catholique en France. On sait que le paganisme n'était pas moins une fureur chez les anciens Gaulois et les Francs. Il y a de l'honneur aussi pour ceux-ci de s'être convertis à la loi et d'avoir si bien coopéré à la conversion des
Normands, les rendant des enfants si utiles à leur nouvelle patrie et si dévoués aux intérêts du Souverain-Pontife et de l'Eglise catholique.
Source : Gallica

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