Résumé

Portrait de Jules Janin Jules Janin La Semaine des trois jeudis, par M. Jules Janin (1862)

A la lecture de ce beau rêve d'un peuple, heureux par son roi, et d'un roi dont toute la force et le bonheur viennent de son peuple, Louis XIV s'était effrayé. Le Télémaque avait' été, pour son règne, la plus cruelle des censures. Fénelon fut éloigné de la cour dans un exil qui devait être éternel ; mais lui, le saint prélat, il avait accepté cette illustre tâche d'une Église à défendre ; il avait dit adieu à cette cour, dont il était le plus bel esprit; à ce Paris, qui l'aimait comme un sage, à ce monde profane, qui l'avait adopté comme un poëte, harmonieux enfant de Virgile et d'Homère.
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin La Semaine des trois jeudis, par M. Jules Janin (1862)

On lui donnait à peine de quoi vivre; à peine elle entrevoyait les flammes du foyer; elle vivait sans coeur, sans intelligence et sans parole. Elle ne savait pas qu'il y avait un Dieu dans le ciel! Elle ne savait rien, elle ne savait que souffrir; encore la pauvre créature humaine pensait-elle, dans son coeur, que la souffrance est le partage des petits enfants, et qu'ils ne sont au monde que pour la faim, le froid, la soif et les rudes traitements. Ah! c'était pitié de voir, sur le seuil de cette malheureuse cabane, cette âme d'enfant ensevelie en ce corps immobile, muet et sourd !
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin La Semaine des trois jeudis, par M. Jules Janin (1862)

Il croit en Dieu, il croit surtout au czar, pontife et roi. Il ne voit que lui, il n'aime et n'écoute que lui. L'empereur absent, le peuple se soulève, il gronde, il crie, il s'emporte : c'est une mer irritée; un souffle de l'empereur la fait rentrer dans ses limites. Tel, dans le poëme de Virgile, au milieu de la tempête arrive un dieu — le dieu de l'Océan — disant son quos ego ! et calmant la tempête...
Ainsi fit l'empereur de toutes les Russies, le czar Nicolas. Le choléra faisait ses plus cruels ravages dans Saint-Pétersbourg; la maladie éclatait en afreux spectacles de misère et de mort.
Source : Gallica

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