Guillemot-Saint-Vinebault Manuel juridique de l'architecte… (1930)

Le devoir d'un architecte, avant de dresser un devis destiné à appuyer une demande de dommages de guerre, est de rechercher par tous les moyens en son pouvoir la complète réalité des dommages qu'il décrit et évalue. A défaut de justification possible et de vérification certaine des dires du sinistré,' sa conscience doit lui faire un devoir de s'abstenir de toute affirmation et de toute précision.
Source : Gallica

Guillemot-Saint-Vinebault Manuel juridique de l'architecte… (1930)

La loi est tellement rigoureuse, qu'elle n'excusé pas l'architecte ou l'entrepreneur, alors même qu'ils ont fait leurs observations au propriétaire, et que celui-ci a exigé la continuation des travaux. La complaisance du constructeur à lui obéir est un fait coupable aux yeux de la loi : des raisons supérieures d'ordre public font annuler tout consentement que le propriétaire aurait donné à un travail dangereux et l'entreprise téméraire de l'architecte reste sans excuse admissible.
Source : Gallica

Guillemot-Saint-Vinebault Manuel juridique de l'architecte… (1930)

Ce sont ces idées qui présidèrent avec Tronchet et Treilhard à la rédaction du Code civil : « L'architecte est responsable parce qu'il ne doit pas suivre les caprices d'un propriétaire assez insensé pour compromettre sa sûreté personnelle en même temps que la sûreté publique. Il n'y a aucun inconvénient à se montrer sévère à l'égard de l'architecte, le propriétaire ne connaît pas les règles de la construction, c'est à l'architecte à l'en instruire et à ne pas s'en écarter par une complaisance coupable. »
Source : Gallica

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