Résumé

Augustin Bernard La pénétration saharienne (1830-1906… (1906)

Puisque le commerce de caravanes s’obstinait à se détourner de l’Algérie et demeurait d’ailleurs insignifiant, ne pouvait-on créer un courant plus intense par la voie ferrée ? Le Sahara, sans valeur économique en lui-même, n’est-il pas la route que suivront, une fois les chemins de fer construits, toutes les richesses du Soudan pour aboutir aux ports de l’Afrique septentrionale ?
C’est à l’ingénieur Duponchel que revient l’honneur d’avoir appelé l’attention de la France sur le Soudan. Assurément, l’idée d’atteindre les régions tropicales par l’Afrique du Nord n’était pas neuve.
Source : Gutenberg

Augustin Bernard La pénétration saharienne (1830-1906… (1906)

Le Sahara septentrional, entre l’Atlas et l’Ahaggar, a été le théâtre de tentatives d’exploration et de pénétration parties de nos colonies de l’Afrique du Nord. Ces tentatives se présentent sous trois formes principales. On peut rechercher uniquement le progrès des connaissances géographiques, dresser la carte de territoires inconnus, recueillir sur le sol, le climat, les populations des renseignements de tous ordres, sans viser le moins du monde à s’établir dans la contrée.
Source : Gutenberg

Augustin Bernard La pénétration saharienne (1830-1906… (1906)

Une belle vie, a-t-on dit, est un rêve de jeunesse réalisé dans l’âge mûr : Duveyrier, qui avait vécu son rêve dans sa jeunesse, n’eut de l’âge mûr qu’amertumes et déceptions. Condamné au repos par les suites de son mal, bien que son intelligence fût redevenue vigoureuse, il passa le reste de son existence à voir s’élever, obstacles sur obstacles, la barrière qui nous sépara si longtemps du Sud. Les bulletins de la Société de Géographie de Paris témoignent qu’il n’avait pas cessé de s’intéresser aux choses du Sahara et d’en parler avec compétence.
Source : Gutenberg

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