Maurice Cortier

Résumé

Maurice Cortier Reconnaissance Ouallen-Achourât… (1913)

Comme presque chaque jour, le vent se lève avec le soleil et d'heure en heure fraîchit ; l'air clair du matin peu à peu s'emplit de cette poudre impalpable qui forme le fond des datas et où les pas s'enfoncent comme dans de la cendre ; les crêtes lointaines disparaissent dans le brouillard chaud et, bientôt, nous cheminons dans une brume épaisse.
Toujours poussant vers l'ouest, nous sortons de la dépression d'Amrennan el-Fersiga pour arriver à Amrennan-elNakhel. Sur un ressaut de la falaise calcaire, c'est une légère ondulation toute parsemée de dunes vives.
Source : Gallica

Maurice Cortier Reconnaissance Ouallen-Achourât… (1913)

En avant de nous, c'en est fini des sables ; le pays est noir, coupé de petits ressauts et sillonné d'oueds que marquent des lignes d'arbrisseaux verts. Au loin le tenon de Takabaret dépasse l'horizon. D'être vivant, aucune trace. Breka est perplexe; par chance, Ibrahim venu à Achourat l'an passé reconnaît les lieux et m'assure que le puits est à moins d'une heure dans l'ouest.
Source : Gallica

Maurice Cortier Reconnaissance Ouallen-Achourât… (1913)

La nuit tombe quand nous parvenons en deçà de la dernière arête. Le puits d'Achourat est dans la plaine qui la borde ; mais Breka n'ose préciser s'il est à l'ouest ou à l'est et nous courons le risque de perdre une journée entière, si l'emplacement exact n'en est pas reconnu avant l'obscurité complète. Les méhara sont cachés dans un repli et Breka, Ibrahim et moi grimpons avec précaution pour jeter un oeil par-dessus l'obstacle et explorer le terrain.
Source : Gallica

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