Résumé

Commandant Robin Le Mzab et son annexion à la France… (1884)

Quand, après avoir marché l'espace de 35 kilomètres dans l'affreux pays dont nous avons essayé de donner une idée, on aperçoit tout à coup au fond d'un ravin, qui est l'Oued Soudan, les magnifiques palmiers de l'oasis de Berrian, verts, serrés les uns contre les autres, et qui paraissent chercher à dépasser les berges rocheuses qui les dominent, on éprouve une sensation de délivrance et on marche plus allègrement.
Source : Gallica

Commandant Robin Le Mzab et son annexion à la France… (1884)

La région de la chebka est d'une tristesse mortelle, la vue est renfermée dans un cercle étroit qui ne dépasse jamais les crêtes qui bordent le thalweg que l'on suit, et on n'a sous les yeux que des rochers d'une teinte livide qui paraissent calcinés par un soleil torride; à chaque col que l'on gravit, on espère que le regard sera délivré de cette espèce d'oppression et pourra s'étendre ; mais cet espoir est toujours trompé, on étouffe moralement.
Dans ces mornes solitudes, il n'y a, pour ainsi dire, pas de végétation ; on ne rencontre pas un être vivant, pas un oiseau, pas un insecte.
Source : Gallica

Commandant Robin Le Mzab et son annexion à la France… (1884)

Il ne faut pas trop s'étonner de voir des villes aussi peuplées que celles du Mzab, défendues par des fortifications imprenables pour des bandes arabes, faire aussi bon marché de leur amour-propre et subir les exigences du premier venu ; obligés, pour les besoins de leur négoce, à envoyer des caravanes au loin, les Mozabites sont dans la nécessité de vivre en paix avec tout le monde, une petite troupe de bandits suffirait pour ruiner leur commerce.
Source : Gallica

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