Marius-Ary Leblond

Résumé

Marius-Ary Leblond Lavigerie et les Pères blancs (1939)

Combien plus émut-elle un Lavigerie à qui cette intense, fourmillante et presque religieuse candeur semblait l'annonciation de la pureté triomphale que son Eglise apportait à cette terre d'Islam ! Déjà resplendissait pour lui tout ce que contient de géorgiques franciscaines l'expression : Alger porte blanche de l'Afrique Noire.
Il y arriva le 15 mai 1867. Dès le 5, il avait rédigé pour prêtres et fidèles un mandement de prise de possession qui est un programme illuminé par « l'ardente initiative, don de notre race et de notre foi. »
Source : Gallica

Marius-Ary Leblond Lavigerie et les Pères blancs (1939)

Le cardinal avait lancé les premières liaisons entre l'Algérie et le Soudan : ce « mysticisme saharien », dont parle le colonel Monteil, ne cessa depuis d'illuminer l'Ecole littéraire du Sahara où brûle la flamme si pure des œuvres d'Ernest Psichari, où la stoïque persévérance du général Laperrine a suscité tant d'exemples et de livres rayonnants. La vie, la mort du Père de Foucauld sont encore de splendides projections du génie de l'homme qui a donné à l'Afrique un ciel d'espérance avec toute une Voie Lactée de charité.
Source : Gallica

Marius-Ary Leblond Lavigerie et les Pères blancs (1939)

GOYAU.
des Nègres, sur leur calvaire à eux « continent immense où le sang coulait des veines de millions d'êtres mêlé aux larmes des mères », sur les Hérode, les Pilate et les Judas défendant l'esclavagisme par amour de l'or ; et les draperies noires de la cathédrale lui rappelaient la mort qui plane sur l'Afrique, la destruction qui la menace.
Depuis le début de l'année les plus déchirantes nouvelles venaient lui flageller le coeur : sur l'ordre des musulmans toutes les missions de l'Ouganda avaient été incendiées, les orphelinats détruits, les missionnaires emprisonnés.
Source : Gallica

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