Résumé

Jean Batault Lettres du R. P. J. Batault, missionnaire apostolique à Alger… (1880)

Je quitte donc la France pour jamais, et je m'en vais en
pays étranger, en Barbarie, parmi les Turcs, pour le service des pauvres esclaves détenus en esclavage par les barbares et en danger de perdre la foi ou la vie. Quel bonheur, ma chère sœur, de donner sa vie pour le service de Dieu ! Qu'il est glorieux de répandre son sang pour l'amour de Celuy qui l'a répandu pour nous ! Aidez-moi, je vous supplie, vous et toutes les bonnes âmes de votre communauté, à remercier Dieu de m'avoir appelé à un si saint employ.
Source : Gallica

Jean Batault Lettres du R. P. J. Batault, missionnaire apostolique à Alger… (1880)

C'est une chose surprenante de voir qu'Alger, qui n'est qu'un nid de voleurs, l'égoût de tout ce qu'il y a de plus mauvais parmi toutes les nations du monde, fasse cependant la loi à tous les princes chrétiens. La France même et l'Angleterre, quoiqu'en paix avec cette ville, en souffrent mille avanies, sans en tirer d'autre vengeance que quelques plaintes accompagnées de présents au Dey et aux principaux du pays, pour les engager à observer le traité de paix avec plus de fidélité.
Source : Gallica

Jean Batault Lettres du R. P. J. Batault, missionnaire apostolique à Alger… (1880)

Le R. P. Batault fut un fils de saint Vincent de Paul, puisqu'il fut membre actif de la Congrégation de la Mission. Après avoir passé vingt ans de sa vie dans la maison d'Alger, il ne céda qu'aux attaques de la maladie et de la mort, et c'est après « avoir célébré la sainte messe au bagne des esclaves chrétiens » qu'il tombe pour mourir, quelques jours après, de la mort des justes. Marchant sur les traces de son illustre patron, il s'offre à prendre les chaînes d'un esclave, s'il ne trouve pas à solder sa rançon.
Source : Gallica

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