Résumé

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury La réforme universitaire : lettre à M. le directeur du Journal des débats (1873)

On dirait que M. Alphonse Karr n'a vu sortir du collége que des victimes de la vie littéraire, et que la société ne se compose que de gens occupés à courir après les fantômes qu'une fausse instruction souffle et grossit autour d'eux. C'est le contraire qui est la vérité. La société se compose de gens qui ont fait leurs études et qui ont un état, qui ont étudié au collége et qui réussissent dans la vie pratique. Si incomplète qu'elle soit, cette première culture leur reste. On a oublié le latin et le grec, soit!
Source : Gallica

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury La réforme universitaire : lettre à M. le directeur du Journal des débats (1873)

Ou bien ne fallait-il pas cette éducation par l'étude lente, prolongée, minutieuse, approfondie, raffinée, des langues anciennes, le seul moyen qu'on ait encore trouvé, après trois siècles, de cultiver et d'assainir l'esprit, de le rendre souple et viril, abondant et délicat; le seul moyen qu'on ait imaginé de développer, dans les adolescents, les facultés principales de l'entendement, sans borner ou sans rebuter l'intelligence, sans la briser dans son essor ou sans la dessécher dans sa fleur?
Source : Gallica

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury La réforme universitaire : lettre à M. le directeur du Journal des débats (1873)

Telle est donc la grande importance sociale de l'instruction secondaire, non pas bornée, comme on dit, mais étendue à l'étude des langues et
des littératures de l'antiquité et appuyée sur l'enseignement historique ; éducation remontant sans cesse aux sources antiques du beau et du vrai, mais contemporaine et française par le recours incessant aux grandes œuvres de notre pays, aux idées, aux progrès, au mouvement littéraire de notre temps, sous quelque ciel qu'il se produise. L'éducation classique peut tout aborder, parce qu'elle peut tout juger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature