Alexandre Dumas

Alexandre Dumas

Ingénue. Tome 2 (1854-1855)

Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Ingénue. Tome 2 (1854-1855)

“ Danton regarda ses poings avec complaisance.
— Voilà, dit-il, ce que c'est que d'être Danton au lieu d'être Marat; je puis satisfaire ma curiosité, moi ; la nature me le permet.
— Et, à moi, la nature me conseille le repos, dit Marat.
— Adieu donc ! je vais un peu voir ce qui se passe à la place Dauphine, dit le colosse.
— Et, moi, je vais finir mon chapitre de Potocky, répliqua Marat; j'en suis à une description de solitude fleurie et de vallons embaumés.
— Oh ! oh ! s'écria Danton en tressaillant, on dirait que l'on entend quelque chose comme un feu de peloton... Adieu, adieu !
”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Ingénue. Tome 2 (1854-1855)

“ Et, en effet, il appela Ingénue, et, la faisant asseoir près de lui, il lui raconta les offres éblouissantes d'Auger, et ne lui cacha point les terreurs qu'elles lui inspiraient.
Ingénue se mit à rire.
Elle avait, au fond du coeur, l'arme qui rend forte contre toutes les séductions, — un jeune et véritable amour.
— Tu fais bien la brave ! dit Rétif à cette rieuse enfant; qui donc te donne tant de confiance ? avec quel talisman espères-tu donc combattre, et la méchanceté, et le vice, et la puissance, et le mauvais sort? avec quelles forces repousseras-tu l'amour de ce prince? dis !
”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Ingénue. Tome 2 (1854-1855)

“ Vous savez mes conditions, mon ultimatum, ainsi qu'il se dit en politique.
— Répétez-le-moi, s'écria le jeune homme, abîmé de tristesse.
— Un ouvrier, un marchand, seront les seuls prétendants que j'accepterai pour ma tille.
— Puisque je suis ouvrier..., dit timidement Christian.
Mais Rétif, élevant la voix :
— Un ouvrier ? un marchand ? répéta-l-il ; regardez vos mains, monsieur, et faites-vous justice!
A ces mots, se drapant dans sa mauvaise redingote avec un geste majestueux, Rétif salua le jeune homme d'un air qui n'admettait plus ni contestation ni réplique.
”
Source : Gallica

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