Résumé

Merville Paul Briolat, par M. Merville (1831)

Cependant les hommes farouches qui venaient d'entrer poussaient des cris de mort. « Oui, la voilà , c'est-elle, c'est l'Autrichienne, » disait l'un deux, et il brandissait un coutelas encore souillé du sang de l'infortuné Baptiste. Briolat se retourna vers ces barbares, et, tirant son sabre : « Arrêtez! leur cria-t-il d'une voix formidable ; voulez-vous immoler la vertu même? Celle que vous voyez n'est pas la reine; c'est la soeur du roi, c'est Madame Elisabeth ! »
La bonne renommée de la princesse fit plus pour elle que le vain courage de Paul.
Source : Gallica

Merville Paul Briolat, par M. Merville (1831)

Paul ne vit pas sa figure. Comme elle ne s'était pas levée quand il entra, il ne put non plus juger de sa taille ni de sa démarche. Madame Elisabeth l'engagea à parler sans contrainte devant cette inconnue, comme il avait l'habitude de le faire en présence de la baronne de Makau.
Paul obéit. Son récit arracha plus d'une marque d'impatience à l'inconnue; il s'apperçut même une fois qu'elle versait des larmes. Il ne douta pas que ce ne fût la reine : c'était elle en effet.
Source : Gallica

Merville Paul Briolat, par M. Merville (1831)

Paul l'entendit produire un petit son aigu en tournant sur ses gonds. Son coeur en fut troublé. Une femme s'avança d'un air de crainte et de précaution : elle était fort simplement vêtue , comme aurait pu être une femme de chambre, et donnait la main à une jeune fille dont la parure n'était pas plus relevée que la sienne. Paul n'osa pas s'avancer; mais il crut reconnaître ce qu'il y avait pour lui de plus précieux au monde, Madame Elisabeth.
Source : Gallica

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